Franck Leroy, Président de la Région Grand Est, aux côtés du Président de la République pour le dévoilement de la plaque commémorative dédiée aux Alsaciens et Mosellans incorporés de force – Un hommage national attendu et porteur de mémoire.
Ce 11 novembre, journée d’hommage à tous les morts pour la France, Franck Leroy, Président de la Région Grand Est, assistera aux côtés du Président de la République à la cérémonie de dévoilement de la plaque commémorative « En mémoire des Alsaciens et Mosellans tombés au cours de la Seconde Guerre mondiale et des incorporés de force », aux Invalides. Un moment d’une portée symbolique forte, qui marque une reconnaissance nationale longtemps attendue des destins tragiques vécus par ces Français enrôlés de force sous uniforme allemand entre 1942 et 1945.
À travers sa présence aux Invalides, Franck Leroy tient à rappeler la volonté du Grand Est de faire vivre une mémoire apaisée et partagée, fidèle à l’histoire mais tournée vers l’avenir. Cette reconnaissance nationale résonne avec les propos du Président de la République, qui soulignait récemment la nécessité de « nommer, reconnaître et enseigner » la tragédie vécue par les enfants d’Alsace et de Moselle — une mémoire désormais inscrite dans la pierre et dans le cœur de la Nation.
Un moment d’histoire et de reconnaissance nationale
La présence du Président de la République à cette cérémonie consacre un tournant dans la mémoire collective française. Pour la première fois, les incorporés de force d’Alsace et de Moselle se voient offrir une reconnaissance gravée dans la pierre, au cœur du haut lieu de la mémoire militaire nationale.
Cette initiative, saluée par la Région Grand Est, vient prolonger l’engagement de la collectivité pour que soit pleinement reconnue l’histoire singulière des territoires annexés par les nazis et la souffrance de leurs habitants.
Le choix du 11 novembre, symbole de victoire, de paix et d’hommage à tous les morts pour la France, renforce la portée universelle de cette reconnaissance. Le lieu, l’Hôtel national des Invalides, où reposent les grandes figures militaires françaises, confère à cet hommage une solennité particulière.
La Région Grand Est porteuse de mémoire et d’histoire
Seule région française marquée par l’annexion nazie, le Grand Est porte depuis sa création en 2016 un devoir de mémoire unique. Sous l’impulsion de ses Présidents successifs (Philippe Richert, qui en a posé les fondations, puis Jean Rottner, qui l’a consolidé, et enfin Franck Leroy, qui le poursuit avec conviction), elle œuvre à transmettre, comprendre et faire reconnaître cette histoire complexe à l’échelle nationale et européenne.
Parmi ses principales actions figurent trois projets majeurs, alliant recherche historique, valorisation patrimoniale et diffusion auprès du grand public :
1. Une base de données historique unique : mémoires.grandest.fr
Créée par la Région, cette plateforme recense près de 40 000 Alsaciens et Mosellans morts pendant la Seconde Guerre mondiale, dont 30 000 incorporés de force. Dirigée par l’historienne Ilse Hilbold (DCPM, Région Grand Est), elle s’enrichit en permanence grâce à un travail scientifique rigoureux mené en lien avec les centres d’archives et les familles des disparus.
2. Un lieu de mémoire à Schirmeck : le Mur des Noms
Issu de la base de données, ce monument de 250 m² rendra hommage à toutes les victimes, dont beaucoup n’ont pas de sépulture. Les incorporés de force y occuperont une place importante. Ce projet, financé par la Région avec le soutien de l’Union européenne (FEDER) et du ministère des Armées, sera inauguré à l’été 2026. Il est conduit par trois historiennes — Frédérique Neau-Dufour, Julia Maspero et Ilse Hilbold — sous la présidence scientifique de la Professeure Catherine Maurer (Université de Strasbourg).
3. Un podcast grand public : Entre nuit et lumière, le podcast du Mur des Noms
Afin d’accompagner l’ouverture du monument, la Région a conçu un podcast de dix épisodes retraçant les parcours individuels de victimes. Accessible sur Ausha, cette série mêle voix d’archives, témoignages de proches et analyses d’historiens. L’un des premiers épisodes rend hommage à Lucien Risser, incorporé de force décédé en captivité en 1944. La supervision scientifique a été assurée par Julia Maspero, historienne à la Région Grand Est.
