La commune de La Vôge-les-Bains est une petite commune rurale située au sud de la communauté d’agglomération d’Épinal. Elle compte 1 556 habitants au 1er janvier 2025 et se distingue par la présence d’un centre thermal sur son territoire. Depuis 2017, elle est également une commune nouvelle, née du regroupement des communes de Bains-les-Bains, de Hautmougey et d’Harsault, devenues communes déléguées.
La commune de la Vôge-les-Bains bénéficie de la notoriété de la station thermale de Bains-les-Bains, dont les origines remontent au 19ème siècle. Néanmoins, située à près de 40 kilomètres de la ville centre, elle reste isolée des principaux grands centres métropolitains et enregistre une baisse continue de sa population depuis une quinzaine d’années.
La commune n’est pas partie prenante de l’activité thermale de la station de Bains-les-Bains, exploitée par un groupe thermal privé, propriétaire d’un patrimoine immobilier lié à cette activité. Par ailleurs, la promotion de l’activité thermale, sous ses aspects économiques et touristiques, incombe à la communauté d’agglomération spinalienne et à son office de tourisme intercommunal (OTI). Néanmoins, disposant du label « station de tourisme » et contribuant à l’activité touristique au sein du territoire de l’agglomération, la commune aurait intérêt à connaître et à suivre en lien avec l’OTI les retombées économiques de l’activité thermale et touristique sur son territoire.
Dans ce contexte, la commune qui souhaite renforcer sa dimension touristique, s’est engagée dans un programme important de valorisation et de réhabilitation du centre-bourg estimé à 4 M€, intégrant des opérations d’acquisitions foncières qui n’est toutefois pas exempt de risque pour les finances communales.
En outre, la situation des finances communales, telle que mesurée à la clôture de l’exercice 2024, se caractérise par une dégradation nette de l’autofinancement et la quasi-disparition de toute réserve financière au sein du budget communal suite à l’effort d’investissement conduit au cours de la période examinée. Par ailleurs, la mise en service prochaine d’une chaufferie communale à bois aura, malgré les cofinancements élevés obtenus, un impact sur le budget annexe de ce service de chauffage collectif qui n’est pour le moment pas évalué, en l’absence de compte prévisionnel d’exploitation.
Au regard de cette situation et des projets envisagés pour les prochaines années, il est nécessaire que la commune, en plus des améliorations à apporter au fonctionnement de ses instances et de ses services, mette en place sans tarder une planification de ses projets d’investissement fondée sur une évolution prospective de ses principaux paramètres budgétaires et financiers (autofinancement, endettement, fonds de roulement).
La chambre a retenu un rappel du droit et deux recommandations.
Lire le rapport complet de la chambre régionale des comptes sur ce lien.
