Pendant 36 heures, la Région Grand Est a fait de la RN4 le fil conducteur d’un déplacement inédit mené par son Président, Franck Leroy. L’occasion de constater sur le terrain les transformations déjà engagées et de présenter les projets à venir.
Depuis le 1er janvier 2025, la Région assume la gestion de 525 kilomètres de routes nationales, dont l’intégralité de la RN4, qui constitue plus de la moitié du réseau sous sa responsabilité. En moins d’un an, plus de 14 millions d’euros ont déjà été investis sur la RN4 pour rénover les chaussées, sécuriser les ouvrages d’art et amorcer des études de mise à 2×2 voies. Autant de signaux qui témoignent d’une volonté claire : remettre les routes nationales au niveau qu’attendent les usagers, les habitants et les élus locaux.
Mesures de soutien à l’attractivité et à la compétitivité
Jusqu’ici, les commerçants installés le long des routes nationales n’avaient droit à aucune compensation lors de grands chantiers, même quand leur activité en pâtissait. La Région met fin à cette logique et votera le principe d’un dispositif d’indemnisation pour les commerces les plus touchés d’ici la fin d’année. Inspiré de démarches déjà testées dans certaines métropoles pour les chantiers de tramway, il reposera sur une analyse précise de chaque situation et sur la reconnaissance d’un préjudice réel. Une première à l’échelle du réseau routier national, qui marque un signal fort en faveur des habitants et des acteurs économiques riverains.
À partir de 2026, un guichet dédié viendra compléter ce dispositif. Il accompagnera les entreprises dans le verdissement de leurs flottes et la transition énergétique de leurs activités, en préparation de la mise en place de l’Eco-Contribution Poids Lourds (ECPL). Ce nouvel appui marque le début d’un accompagnement structuré des filières professionnelles face à l’ECPL, avec des solutions concrètes pour accélérer leur transition.Â
Moderniser les aires de repos et de services
Autre priorité : redonner aux aires de repos et de services la place qu’elles méritent. Trop souvent laissées en retrait, elles font désormais l’objet d’un programme de rénovation et de montée en gamme. L’objectif est de les transformer en lieux de confort et de sécurité : sanitaires modernes et accessibles, stationnement poids lourds sécurisé, bornes de recharge pour véhicules électriques, dispositifs de surveillance renforcés et restauration adaptée aux standards européens. Ces aménagements visent à améliorer la qualité de vie des transporteurs et des automobilistes, tout en renforçant l’attractivité de la RN4 comme grand corridor.
Void-Vacon et Saint-Dizier, symboles de la relance des grands travaux
Parmi les chantiers emblématiques, celui de Void-Vacon illustre le nouvel élan donné par la Région. La réfection de l’ouvrage de la Croix du Pêcheur, construit en 1951, a été engagée en 2025 pour un montant de 2,5 millions d’euros. Les travaux ont permis d’expérimenter une technique innovante de dalle de transition[1], une première sur le réseau routier du Grand Est.
A Saint-Dizier, les travaux préparatoires au doublement de la RN4 ont été lancés, amorçant un chantier attendu depuis plusieurs décennies. Inscrit au Contrat de Plan État-Région, celui-ci va permettre de transformer un axe longtemps saturé en une infrastructure moderne, plus sûre et mieux adaptée aux besoins des usagers. Les études techniques et environnementales sont déjà engagées, et les premiers travaux de régénération de chaussée ont été réalisés dès l’été 2025. La mise à 2×2 voies de cette portion viendra fluidifier les échanges entre l’Est et l’Île-de-France, réduira significativement les risques d’accidents et renforcera l’attractivité économique d’un territoire situé au carrefour de flux routiers majeurs.
[1] Plaque en béton posée à la jonction entre une route et un pont. Elle joue le rôle de zone « tampon » : elle évite les secousses ou affaissements quand on passe d’un revêtement routier souple à une structure beaucoup plus rigide. Résultat : plus de confort pour les usagers et une route qui s’abîme moins vite.
