Rencontre avec le préfet Blaise Gourtay, qui vient de prendre son poste et arrive de Wallis et Futuna. « 36h de vol et 30°C de différence », annonce-t-il, sous le choc thermique. Il n’a pas encore eu le temps de prendre connaissance des dossiers, mais sait qu’il y aura déjà au programme le Massif des Vosges et les agriculteurs.
Après la marine nationale, Blaise Gourtay a été directeur de cabinet, puis préfet de divers départements et SGARE (Secrétaire général pour les affaires régionales et européennes) à Strasbourg. « C’est à ce poste que j’ai pu prendre connaissance des dossiers des Vosges », explique le nouveau préfet.
2 ans à Wallis et Futuna
Puis ce fut 2 ans à Wallis et Futuna d’où il arrive, « seule collectivité de France à ne pas être décentralisée ». C’est la préfecture qui gère les 3 circonscriptions. « J’ai eu là-bas de multiples casquettes dont celle de président du conseil de l’ordre des médecins, des pharmaciens et des Sages femmes. En quelque sorte, les Vosges, c’est le retour à la normalité », confie-t-il.
Le Massif des Vosges et les agriculteurs
« J’ai vu que le Massif des Vosges occupait pas mal les services de l’État. Il y a des défis à relever. Il projette de travailler avec les agriculteurs qui vivent des moments difficiles. Il faut qu’ils arrivent à produire dans des conditions économiques viables et qu’ils puissent apporter une plus-value aux habitants », observe-t-il.
Une simplification qui se prépare
Il met en avant les partenariats et le dialogue « à tous les niveaux pour un accompagnement constructif ». Rien de bien nouveau, mais ça va mieux en le disant. Le nouveau préfet évoque le décret de simplification promis avant Noël pour « faire sauter les échelons qui apportent plus de contraintes que d’atouts ». Il place le développement économique comme déterminant et comme une priorité absolue.
En transparence
Blaise Gourtay se dit prêt à travailler sur l’offre de santé et voit l’écologie comme un ensemble d’équilibres et de compromis pour faire prévaloir l’intérêt général. Quant à la Presse, il considère les journalistes comme des relais essentiels. « On a tout à gagner à jouer la transparence et la forme de retour qu’ils nous renvoient nous permet d’ajuster les actions ».
