Les revendications sont claires : un prix du lait qui couvre les frais de production. Après 2024 et 2025, où le prix a atteint jusque 480 euros/1.000 litres les 414 euros/1.000 litres qu’on leur propose aujourd’hui ne font pas le poids.
« C’est 20 euros en moins que le prix du marché et 50 euros de moins qu’en 2025 ! On s’attendait à ce que ça baisse, mais pas autant ! Nos charges augmentent, on va encore se retrouver avec un prix en dessous du coût de production ! Ça n’est pas possible ! ».
Au Tholy, 40 % des produits de la fromagerie Gérard partent à l’export vers l’Allemagne. Les beurres et poudres de lait sont exportés à l’international.
« Ce qui n’est pas admissible, c’est que les groupes négocient leurs prix dans leur filière Belge pour contourner la contrainte d’Egalim, qui impose un prix supérieur au coût de production ».
« Ce qui très inquiétant, témoignent les agriculteurs, c’est que 50 % des fermes vont arrêter dans 5 à 10 ans et si on ne gagne pas un peu d’argent, les jeunes ne voudront pas reprendre. Il y aura de moins en moins de lait français avec cette qualité sanitaire ! ».
« Les industriels ont un vrai problème de compétitivité et c’est nous qui sommes sur le fil, mais on ne peut plus être la variable d’ajustement ».
Brigitte Boulay.
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