Jeudi 12 février, le préfet proposait à la presse un point des dossiers en cours. Pas de grandes révélations, mais un tour d’horizon large des préoccupations des Vosgiens.
A commencer par les élections municipales qui arrivent les 15 et 22 mars. 50 communes n’avaient pas encore enregistré de liste. La publication des listes aura lieu le 27 février.
Pas de panachage !
L’occasion de rappeler que la nouveauté pour ces élections, c’est la parité obligatoire même pour les communes de moins de 1.000 habitants, et l’interdiction de rayer des noms sur la liste choisie.
On vote pour toute la liste. Rayer un nom rend le bulletin nul. Comme c’est la première élection avec ces nouvelles règles, il faut le répéter : pas de panachage ou le bulletin est nul ! Des flyers vont être distribués.
Les Sénatoriales en septembre
Les élections sénatoriales suivent en septembre pour renouveler la moitié des sièges. 348 sénateurs sont élus pour un mandat de 6 ans, renouvelés par moitié tous les 3 ans. Ils représentent les collectivités territoriales et sont élus par les conseillers municipaux, départementaux, régionaux et les parlementaires. Il faudra que les grands électeurs aient été désignés.
Sangliers et gibiers
Le préfet a réuni fin janvier 2026, les agriculteurs, les chasseurs et les services de l’État pour tenter de trouver des solutions. « Cette commission me laisse optimiste, assure Blaise Gourtay. Les enjeux semblent converger pour les agriculteurs comme pour les chasseurs ».
Le loup
Les Vosges ont enregistré 150 attaques en 2025. Les attaques ont repris de manière très offensive en janvier sur l’Ouest vosgien. « Ce serait le fait d’une meute de loups installée en Haute-Marne en lisière des Vosges, indique le préfet. Il faut aider les éleveurs à se protéger et on autorisera des tirs de défense simple chaque fois que ça sera nécessaire ». Seulement 15% des éleveurs seraient protégés.
Dermatose nodulaire contagieuse
« Il n’y a de nouveau foyer depuis janvier, constate le préfet, mais il n’est pas impossible que la maladie revienne avec les beaux jours puisqu’elle est portée par des insectes piqueurs, qui réapparaissent au printemps. Nous maintenons le contrôle des transports de bovins et ces contrôles seront renforcés au printemps ».
PFAS : on ne sait pas
Récemment, on a découvert un taux de PFAS interpellant dans l’eau de 2 communes Arrentès-de-Corcieux et Tendon. « On en est au début de la prise de conscience, reconnaît le préfet. On connaît une vingtaine de composés sur les 14000. On ne sait pas grand-chose. On n’a pas d’études sur les seuils de toxicité ».
Qui va payer le traitement de l’eau ?
À la question, qui va payer le traitement de l’eau ? Les communes sont aidées pour s’équiper de filtre au charbon entre autres, mais que vont payer les habitants ? « Les distributeurs d’eau », répond le préfet.
Projets structurants
Le préfet cite également les projets Cambium (Formation sécurité) à Anould qui avance bien, la ligne 14 qui devrait être livrée en septembre 2027, sur l’Écoparc le projet Ep’Hyne de carburant durable pour les avions et le secteur maritime porté par Verso Energy, le futur abattoir de volailles « Aviquat » adossé à Adequat qui produit des steaks hachés à Rambervillers ou encore la reconversion Plombières-les-Bains et la sauvegarde urgente de son patrimoine remarquable.
Brigitte Boulay.
