Hantavirus : point de situation et mesures mises en œuvre 

À la suite de l’alerte émise le 2 mai par l’Organisation mondiale de la santé (OMS)  concernant une épidémie d’Hantavirus (souche des Andes) identifiée à bord du  navire MV Hondius, les autorités sanitaires françaises ont immédiatement mis en  place un dispositif de suivi et de prise en charge médicale et sanitaire. 

1/ Aucun symptôme parmi les 26 cas contacts  

Conformément aux recommandations des autorités sanitaires nationales et  internationales, le Gouvernement a pris les mesures permettant : 

  • Le rapatriement de cinq Français, présents sur le MV Hondius, et leur  placement à l’isolement hospitalier strict à l’Hôpital Bichat à Paris. Parmi eux,  une personne a été testée positive et se trouve en réanimation dans un état  grave. Les quatre autres personnes ont toujours été testées négatives et ne présentent aucun symptôme
  • La mise à l’isolement hospitalier de vingt-deux personnes (8 + 14) identifiées  comme cas contacts d’une personne décédée le 26 avril à Johannesburg. Ces  personnes font l’objet d’une prise en charge médicale très attentive. Aucun ne présente de symptôme.
  • Parmi ces vingt-deux personnes, les quatre enfants scolarisés ont été testés négatifs.

2/ Un test négatif exclut toute contagiosité  

  

Les autorités sanitaires ont réuni à plusieurs reprises la communauté scientifique et  médicale. Les travaux scientifiques coordonnés par Santé Publique France, l’INSERM  et l’ANRS MIE ont permis d’établir qu’un test négatif excluait toute contagiosité à  l’instant T d’une personne considérée comme cas contact. 

Tous les cas contacts identifiés étant aujourd’hui placés à l’isolement en milieu  hospitalier, il est permis d’exclure toute contamination antérieure d’autres  personnes à ce stade des connaissances médicales.

3/ Le protocole méningite retenu pour la définition d’un cas contact 

La communauté scientifique a identifié les modalités de contagiosité de  l’Hantavirus comme étant proche de la méningite, maladie largement connue en  France et qui fait l’objet d’un protocole de prise en charge sanitaire validé  scientifiquement, connu et éprouvé par les ARS et les établissements recevant du  public.  

En conséquence, les autorités sanitaires ont décidé de se baser sur le protocole de  la méningite afin de définir la doctrine de prise en charge des cas contacts d’une  personne reconnue comme positive à l’hantavirus. 

Ainsi, en cas de positivité à l’Hantavirus, une personne est identifiée comme cas  contact en cas de contact rapproché dans les 10 jours précédant le test ET de moins  de 2 mètres pendant plus de 15 minutes

Il s’en suit alors le lancement d’une procédure de contact tracing conduite par les  ARS et l’isolement du cas contact en milieu hospitalier pour une prise en charge et  un suivi sanitaire. 

4/ Une doctrine française partagée au niveau international pour une harmonisation  de la prise en charge 

La ministre de la Santé a présenté ce jour la doctrine et les modalités de prises en  charge de l’Hantavirus retenues par la France aux autres ministres de la Santé de la  zone européenne. 

La France se distingue par la doctrine la plus stricte en généralisant l’isolement en  milieu hospitalier des cas contacts. Elle a proposé à tous les pays européens, ainsi  qu’aux autres pays ayant accueilli des rapatriés du MV Hondius ou des personnes  cas contacts de la personne décédée à Johannesburg le 26 avril dernier,  d’harmoniser leurs doctrines sanitaires au niveau de sécurité sanitaire le plus élevé.  

Le Gouvernement et les autorités sanitaires restent ainsi pleinement mobilisés et  attentifs à toute évolution de la situation et continueront de partager régulièrement  avec le public les éléments d’information sur ce virus et la prise en charge de la  personne infectée et des cas contacts.

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