Cascades de Tendon : vers la fin des voitures au pied du site pour préserver un joyau naturel

Avec près de 100 000 visiteurs chaque année, les cascades de Tendon figurent parmi les sites naturels les plus fréquentés des Vosges. Face à cette affluence, les collectivités souhaitent repenser les accès afin de mieux protéger ce patrimoine naturel tout en garantissant un accueil de qualité. Le sujet était au cÅ“ur d’une visite de terrain du président de la Région Grand Est, Franck Leroy.

En déplacement durant deux jours dans le massif vosgien, le président de Région a fait étape aux cascades de Tendon aux côtés des élus locaux pour évoquer les futurs aménagements du site. Une réflexion devenue indispensable au regard de la fréquentation croissante, particulièrement en période estivale.

« Nous accueillons près de 100.000 visiteurs par an, avec des pics pouvant atteindre 900 personnes par jour », souligne Alexis Bachelard, maire du Tholy. Cette affluence pose des questions de sécurité, notamment pour l’accès des secours, mais aussi de préservation de l’environnement.

Limiter l’accès des véhicules

Un arrêté limite déjà la circulation automobile jusqu’au pied des cascades. L’objectif est désormais de renforcer cette organisation en développant les capacités de stationnement en amont du site et en interdisant le stationnement le long de la route d’accès.

À terme, seules les personnes à mobilité réduite pourraient continuer à accéder en véhicule jusqu’à proximité des cascades.

« Marcher 500 ou 600 mètres pour rejoindre un site remarquable n’a rien d’insurmontable. C’est même indispensable pour préserver ce lieu », estime Alexis Bachelard.

Même constat pour Thomas Gion, président de la Communauté de communes Gérardmer Hautes Vosges. « Sans aller jusqu’aux mesures appliquées dans les Calanques, il est nécessaire de protéger cet espace naturel et d’organiser sa fréquentation. »

Repenser l’ensemble du site

La visite officielle a d’ailleurs illustré les difficultés actuelles. Exceptionnellement ouverte à la circulation, la route menant aux cascades s’est rapidement retrouvée saturée, les véhicules occupant le moindre espace disponible.

Pour Franck Leroy, l’enjeu dépasse la seule question du stationnement. « Il faut penser l’aménagement dans sa globalité, en lien avec les collectivités voisines », souligne le président de la Région.

Cette réflexion inclut également l’avenir de l’auberge, fermée et mise en vente depuis trois ans. La propriété comprend notamment les accès aux cascades, un étang ainsi qu’une partie des terrains environnants.

« Nous souhaitons trouver un opérateur capable de porter un projet respectueux de la nature, sans voitures au pied des cascades, afin d’éviter la surfréquentation et de préserver la sérénité du site », indique Franck Leroy.

La Région prête à accompagner les collectivités

La Région Grand Est se dit disposée à soutenir financièrement les futurs aménagements, tout en laissant les collectivités définir le projet.

Les premières estimations font état d’un investissement d’environ un million d’euros hors taxes pour les acquisitions foncières et la création de nouveaux espaces de stationnement. Un chantier rendu complexe par la configuration des lieux et le relief.

« Ce sont les élus locaux qui donnent le tempo. La Région sera présente à leurs côtés pour accompagner un projet qui s’inscrit dans une démarche de tourisme durable », conclut Franck Leroy.