Un homme a été placé en détention provisoire après une intervention particulièrement tendue survenue dimanche 16 août 2026 à Dommartin-lès-Remiremont. Trois gendarmes ont été blessés, principalement sur le plan psychologique.
Une intervention pour un différend familial a dégénéré, dimanche 16 août 2026, à Dommartin-lès-Remiremont. Les militaires de la communauté de brigades de Remiremont étaient requis vers 18 heures 50. Arrivés sur place à 19 heures 25, ils ont été confrontés à un homme particulièrement énervé.
Selon le parquet d’Épinal, l’individu aurait lancé un premier couteau en direction d’une gendarme, puis un second vers un autre militaire. Aucun des deux projectiles n’a atteint les forces de l’ordre. Les deux gendarmes se sont alors retranchés afin d’assurer leur protection.
L’homme aurait ensuite quitté les lieux à bord de son véhicule personnel, toujours en possession de deux couteaux. Une course-poursuite dangereuse s’est alors engagée avec les militaires.
Des menaces de mort adressées à son épouse
Au cours de sa fuite, le suspect aurait multiplié les messages adressés à son épouse, dans lesquels il affirmait notamment vouloir tuer des membres des forces de l’ordre.
La course s’est finalement achevée à Saint-Étienne-lès-Remiremont. Selon le procureur de la République d’Épinal, l’homme aurait volontairement percuté frontalement un véhicule de gendarmerie qui lui barrait le passage.
Il a été interpellé à 21 heures 20 et placé en garde à vue. Ses droits ont été différés en raison de son état d’alcoolisation. Durant son audition, le mis en cause a accepté de s’expliquer sur les faits.
Trois militaires blessés
Les trois militaires concernés ont été examinés par l’unité médico-judiciaire de Nancy. Ils se sont vu prescrire respectivement deux, trois et cinq jours d’incapacité totale de travail (ITT). Le parquet précise que les blessures étaient essentiellement d’ordre psychologique.
Présenté au tribunal judiciaire d’Épinal mardi 18 août, l’homme a été mis en examen dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire.
Les faits sont notamment qualifiés de tentative d’assassinat et de tentative d’homicide sur personnes dépositaires de l’autorité publique, mais également de refus d’obtempérer aggravé par la mise en danger, outrage, conduite sous l’empire d’un état alcoolique et dégradation d’un bien d’utilité publique.
Le mis en examen a été placé en détention provisoire mardi en fin d’après-midi, dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire.
Les qualifications retenues à ce stade correspondent aux faits sur lesquels porte l’information judiciaire et ne préjugent pas d’une éventuelle condamnation définitive.
