Vendredi 4 septembre 2026, en matinée, trois bovins, appartenant à la ferme-auberge du Schiessrothried, ont été victimes d’une chute d’environ une centaine de mètres dans les secteurs escarpés situés sous le Hohneck.
Les faits se sont produits vers 11 h, dans deux couloirs bien connus du massif. Deux animaux ont chuté dans le secteur du Grand Dagobert, tandis qu’un troisième a fait une chute dans le couloir du Falimont.
Ce nouveau drame rappelle que les pâturages d’altitude, aussi paisibles soient-ils en apparence, peuvent présenter de réels dangers pour les troupeaux.
Des accidents déjà survenus par le passé
Ce n’est en effet pas la première fois que des bovins trouvent la mort dans les ravins des crêtes vosgiennes.
Roger Deybach, ancien patron de la ferme-auberge de Breitzhousen, se souvient notamment d’une journée particulièrement marquante : le 7 octobre 2007.
Ce jour-là, une violente tempête de neige s’était abattue sur les sommets. Pris dans les intempéries, les animaux avaient tenté de s’éloigner de la zone la plus exposée.
Dans leur fuite, l’une des vaches avait malheureusement chuté dans un ravin et avait trouvé la mort.
Les années suivantes, deux génisses avaient également péri dans des circonstances similaires.
« Elles n’avaient plus d’herbe à brouter sur la chaume. Elles sont allées chercher de l’herbe de plus en plus bas, avant de tomber », se souvient Roger Deybach.
« C’était notre hantise »
Pour le fermier-aubergiste, ces accidents constituaient une véritable source d’inquiétude à l’époque où les troupeaux n’étaient pas encore protégés par des clôtures.
« C’était notre hantise. Quand nous allions garder les vaches sur les sommets, nous avions toujours peur qu’elles s’approchent trop près du ravin et qu’elles chutent », explique-t-il.
Sur les pentes abruptes du massif du Hohneck, la proximité des ravins représente un danger permanent. Les conditions météorologiques peuvent également aggraver les risques, notamment lors de fortes intempéries.
Le drame survenu vendredi 4 septembre s’inscrit ainsi dans une histoire malheureusement déjà connue des éleveurs qui font pâturer leurs troupeaux sur les hautes chaumes.
Si les paysages des crêtes vosgiennes offrent des panoramas spectaculaires, ils restent également un environnement difficile et parfois dangereux pour les animaux.
La chute des trois bovins, dans les secteurs du Grand Dagobert et du Falimont, vient une nouvelle fois rappeler les risques auxquels sont confrontés les troupeaux évoluant à proximité des pentes escarpées du Hohneck.
D.J.
