L’affaire des vols de câbles de cuivre à la station de La Bresse-Hohneck a largement fait parler d’elle ces derniers jours. Quatre hommes ont été condamnés après une série de vols ayant visé les installations des canons à neige. Mais derrière cette affaire, un autre aspect mérite également d’être évoqué : le travail effectué sur le terrain par les agents de la société Hautes-Vosges Sécurité, de Gérardmer.
Entre le 22 juillet et le 26 août, la station a été victime de plusieurs vols de câbles de cuivre. Au total, plusieurs centaines de kilos de cuivre ont été dérobés, pour un préjudice estimé à environ 200.000 euros. Les auteurs ont finalement été interpellés lors d’une nouvelle tentative dans la nuit du 1er au 2 septembre.
Dans ce contexte particulièrement tendu, des rondes avaient également été effectuées sur le secteur par la société de sécurité privée.
Une mission qui, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, n’était pas sans risque.
Les agents intervenant sur ce type de surveillance évoluent parfois dans des secteurs isolés, de nuit, avec une connaissance limitée des intentions des personnes susceptibles d’être rencontrées. Dans une affaire de vols répétés, la tension peut rapidement monter, d’autant plus qu’il est impossible de savoir, au moment d’une rencontre, à qui les agents ont affaire et si les individus sont susceptibles d’être armés.
« Cela aurait pu très mal se passer », explique son gerant Franck Lemaire.
Les agents de sécurité privée doivent pourtant exercer leurs missions dans un cadre légal et professionnel strict. Ils ne disposent pas des mêmes prérogatives que les forces de l’ordre et doivent respecter de nombreuses obligations dans l’exercice de leur métier.
Leur rôle consiste notamment à assurer une présence dissuasive, à effectuer des rondes et à signaler toute situation suspecte aux autorités compétentes.
Dans cette affaire, le travail de surveillance effectué sur le terrain rappelle donc une réalité parfois méconnue : les agents de sécurité privée peuvent être confrontés à des situations potentiellement dangereuses.
Sans se substituer aux gendarmes, ils participent, à leur niveau, à la protection des sites et à la prévention des intrusions et des vols.
L’interpellation des quatre suspects a finalement été réalisée par les forces de gendarmerie. Les quatre hommes ont reconnu les faits et ont été condamnés.
Mais pour les professionnels de la sécurité privée, cette affaire restera également le témoignage d’un travail de terrain effectué dans des conditions difficiles, parfois avec une part de risque importante.
Un aspect de cette affaire qui mérite, lui aussi, d’être souligné : derrière les rondes et les missions de surveillance se trouvent des hommes et des femmes qui assurent leur travail dans le respect d’un cadre strict, sans toujours que les réalités et les difficultés de leur profession soient connues du grand public.
