De Saint-Louis à Troyes, la Région Grand Est offre au pape Léon XIV deux créations traversées par la lumière

À l’occasion de la visite apostolique de Sa Sainteté le pape Léon XIV en France et de son étape à Metz, lundi 28 septembre 2026, la Région Grand Est a souhaité offrir au Saint-Père deux présents porteurs d’un message commun : celui de la transmission, de la paix et de la force des savoir-faire qui façonnent l’identité du Grand Est.

Ces deux créations, l’une issue de la Cristallerie Saint-Louis en Moselle, l’autre de l’atelier Belisama à Troyes, dans l’Aube, témoignent de la vitalité des métiers d’art dans le Grand Est. Elles racontent aussi, chacune à leur manière, un territoire profondément attaché à son histoire européenne, à la transmission entre les générations et au dialogue entre héritage et création.

Le premier présent est une coupe sur pied de la collection Tommy, réalisée par la Cristallerie Saint-Louis à Saint-Louis-lès-Bitche. Fondée en 1586, la manufacture incarne depuis plus de quatre siècles un savoir-faire d’exception. Le cristal y est soufflé à la bouche et taillé à la main par des artisans qui perpétuent des gestes transmis de génération en génération.

Créée en 1928, la collection Tommy est devenue l’une des signatures emblématiques de Saint-Louis. Ses tailles caractéristiques et son pied en étoile captent et décomposent la lumière, donnant au cristal toute sa profondeur et son éclat. En choisissant cette pièce, la Région Grand Est a souhaité remettre au Saint-Père un objet qui porte en lui une part de l’histoire industrielle, artisanale et humaine de la Moselle et du Grand Est, mais aussi la permanence d’un savoir-faire qui traverse les siècles tout en continuant à se réinventer.

Le second présent est un vitrail créé par Élisabeth de Bourleuf, fondatrice de Belisama, Atelier du Verre, à Troyes. Cette œuvre place la transmission de la paix au cœur de sa composition. Elle représente un enfant, les mains tendues vers le ciel, auquel une main adulte transmet une colombe. Dans ce geste simple se lit une conviction universelle : la paix est un héritage précieux, reçu des générations précédentes et confié à celles qui viennent.

La candeur de l’enfant exprime l’espérance. La main qui donne et celle qui reçoit disent la continuité et la responsabilité de chacun. Sur le fond fleuri, douze fleurs évoquent l’Europe, tandis que trois coquelicots blancs rappellent la paix et la mémoire. De main en main, la paix devient ainsi un geste à transmettre, une responsabilité partagée et une espérance commune pour l’Europe et pour le monde.

Cette création fait également écho à la vocation de Metz comme terre de rencontre et de dialogue au cœur de l’Europe. Dans une région marquée par l’histoire des frontières et des réconciliations, le message porté par ce vitrail prend une résonance particulière : la paix n’est jamais définitivement acquise. Elle se construit, se protège et se transmet.

Élisabeth de Bourleuf a fait du verre le cœur de son métier. Formée aux métiers d’art puis à la conservation et à la restauration des biens culturels avec une spécialisation dans le vitrail, elle œuvre depuis une quinzaine d’années à la préservation et à la transmission de ce patrimoine. En 2021, elle a créé à Troyes son atelier Belisama, où elle intervient sur des vitraux patrimoniaux, notamment dans des monuments historiques et des musées, tout en développant un travail personnel de création autour du verre, de la lumière, de la transparence et de la couleur.

À travers ces deux présents, la Région Grand Est a voulu faire découvrir au Saint-Père deux expressions complémentaires d’un même territoire.

La coupe Saint-Louis témoigne de la permanence des gestes et de l’excellence d’une manufacture plusieurs fois séculaire. Le vitrail d’Élisabeth de Bourleuf porte un message de paix confié aux générations futures. Deux objets façonnés par la main, deux œuvres traversées par la lumière et un même message : ce que nous recevons n’a de sens que si nous savons à notre tour le transmettre.

« En offrant au Saint-Père ces deux créations nées dans le Grand Est, nous avons voulu lui remettre une part de ce que notre région a de plus précieux : des savoir-faire transmis avec passion, une histoire profondément européenne et cette conviction que la paix est un héritage dont chaque génération doit prendre soin. Du cristal de Saint-Louis au vitrail de Troyes, la lumière traverse la matière comme elle traverse notre histoire. Elle nous rappelle que transmettre, c’est faire vivre ce que nous avons reçu et préparer, ensemble, ce que nous voulons léguer à ceux qui viennent après nous. », déclare Franck Leroy, président de la Région Grand Est.

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