À la suite des blocages et incidents survenus les 1er et 2 octobre, le préfet des Vosges interdit tout rassemblement aux abords de cinq établissements scolaires d’Épinal à compter du lundi 5 octobre. La mesure restera en vigueur jusqu’à la reprise des cours en présentiel.
La préfecture des Vosges a pris, vendredi 2 octobre, un arrêté portant interdiction de rassemblement aux abords de plusieurs lycées d’Épinal. Cette décision intervient dans un contexte de mobilisation dans les établissements scolaires, marqué selon les autorités par des blocages, des dégradations et des affrontements avec les forces de l’ordre.
L’arrêté préfectoral fait état de blocages intervenus les 1er et 2 octobre 2026, dès le début des cours, ayant rassemblé « plusieurs centaines de personnes ». La préfecture indique également que ces événements ont donné lieu à des dégradations et à des affrontements avec les forces de l’ordre.
Cinq établissements concernés
À compter du 5 octobre 2026, tout rassemblement est interdit aux abords des établissements suivants :
- Lycée Louis Lapicque, 5 rue Nicolas Bellot ;
- Lycée Claude Gellée, 44 rue Abel Ferry ;
- Lycée professionnel Isabelle Viviani, 75 rue de Remiremont ;
- Lycée Pierre Mendès France, 2 rue du Haut des Étages ;
- EREA Philippe Seguin, 38 rue Louis Blériot.
La mesure s’appliquera jusqu’à la reprise de l’enseignement en présentiel.
Des cours à distance à partir du 5 octobre
Cette interdiction intervient alors que, à la suite des incidents constatés, le directeur académique des services de l’Éducation nationale (DASEN) a décidé, sur proposition des chefs d’établissement, de basculer l’enseignement en distanciel à partir du lundi 5 octobre pour certains lycées du département.
Dans son arrêté, la préfecture justifie également sa décision par la forte mobilisation des forces de sécurité dans le département. Celles-ci doivent notamment assurer la sécurité des rassemblements et manifestations, mais aussi la prévention de la menace terroriste et la sécurité de la population.
Une mesure présentée comme nécessaire à l’ordre public
Le préfet estime que, dans ce contexte, il existe un « risque avéré de trouble à l’ordre public ». L’interdiction des rassemblements aux abords des établissements concernés est présentée par l’autorité préfectorale comme une mesure nécessaire et proportionnée pour prévenir de nouveaux troubles.
L’arrêté rappelle toutefois la nécessité de concilier l’exercice du droit de manifester avec les impératifs liés au maintien de l’ordre public.
Des sanctions prévues
Le texte précise que les infractions à cette interdiction pourront faire l’objet de sanctions. Pour les organisateurs, l’arrêté renvoie à l’article 431-9 du Code pénal, qui prévoit notamment six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende.
Pour les participants, le préfet renvoie à l’article R. 644-4 du Code pénal, qui prévoit une contravention de quatrième classe.
