Réunis en assemblée générale constitutive, le 7 octobre à Metz, Franck Leroy, Président de la Région Grand Est et Julien Didry, Vice-Président du Département de la Meuse, ont acté le lancement opérationnel du GIP Santé Grand Est (GIP SAGE). Cette structure s’inscrit dans le cadre du Pacte pour les ruralités et a pour objectif de renforcer l’accès aux soins dans les territoires les plus fragiles en proposant aux professionnels de santé un exercice salarié au sein de centres de santé. Trois premiers centres ouvriront en 2027.
Porté depuis plusieurs mois par la Région Grand Est et le Département de la Meuse, membres fondateurs du GIP SAGE, ce groupement de droit public a vocation à salarier directement des médecins généralistes, des infirmiers et des personnels de coordination pour les mettre au service de centres de santé implantés dans les zones sous-dotées. Il propose ainsi une alternative à l’installation en libéral, en prenant directement en charge les conditions matérielles et administratives nécessaires à l’exercice des professionnels de santé.
Cette démarche s’inscrit dans la volonté de la Région de renforcer l’accès aux services essentiels dans les territoires ruraux, portée notamment par le Pacte pour les ruralités adopté en avril 2024. Avec le GIP SAGE, elle entend apporter une réponse concrète à l’un des enjeux majeurs de ces territoires : l’accès aux soins.
Le déploiement du dispositif débutera avec les projets de centres de santé de Gondrecourt-le-Château, en Meuse et de Darney, dans les Vosges, portés respectivement par les communautés de communes Portes de Meuse et Vosges côté Sud-Ouest, toutes les deux adhérentes du GIP. Le plan présenté aux membres prévoit l’ouverture de trois premiers centres de santé en 2027, avant une montée en charge portant leur nombre à six en 2028.
Le financement du dispositif repose sur une participation à parts égales entre la Région et les autres collectivités membres concernées par chacun des territoires d’implantation.
L’assemblée générale constitutive a également installé le Collège d’experts, instance consultative associant notamment l’Agence régionale de santé, l’Assurance maladie, les facultés de médecine de Reims, Nancy et Strasbourg, les ordres régionaux des médecins et des infirmiers, les unions régionales de professionnels de santé, la Fédération nationale des centres de santé, la FEMAGE et des représentants des usagers.
Le salariat pour faciliter l’installation de médecins
En choisissant de salarier directement les professionnels de santé, le GIP SAGE entend faciliter le recrutement de médecins dans les territoires sous-dotés, en leur proposant un cadre d’exercice qui ne nécessite pas de créer leur propre cabinet.
Le statut de salarié permet de s’affranchir des principales contraintes : investissement financier, gestion comptable et administrative des locaux et des ressources, secrétariat ou encore la facturation. Ces fonctions sont prises en charge par les équipes support du GIP, afin de permettre aux médecins de consacrer l’essentiel de leur activité au soin et à la relation avec leurs patients.
Et maintenant ?
Le conseil d’administration du GIP SAGE, réuni à l’issue de cette assemblée générale, doit poursuivre les chantiers en cours. Prochaine étape : le lancement de la campagne de recrutement. Le GIP reste également à l’écoute des futurs projets de centres de santé afin d’accompagner les territoires intéressés.
« Pouvoir consulter un médecin près de chez soi doit être une réalité pour chaque habitant du Grand Est. Avec le Département de la Meuse et les collectivités qui nous rejoignent, nous apportons une réponse concrète : recruter des professionnels de santé salariés et leur donner les moyens d’exercer dans les territoires qui en ont le plus besoin. Notre ambition est simple : permettre aux médecins de se consacrer aux soins et aux patients de trouver un interlocuteur de proximité. Trois premiers centres de santé ouvriront en 2027. C’est un engagement fort pour nos ruralités : le lieu où l’on vit ne doit jamais devenir un obstacle pour se soigner. »
Franck Leroy, Président de la Région Grand Est, Président du GIP Santé Grand Est
« Cette Assemblée Générale marque le passage du projet à l’action. Nous disposons désormais d’un cadre juridique, d’une analyse médico-économique et d’une gouvernance élargie pour ouvrir nos premiers centres de santé et recruter les équipes qui y exerceront. Notre priorité immédiate est de rendre ces postes attractifs pour convaincre des médecins de nous rejoindre. »
Dr Myriam Sommi, Directrice préfiguratrice du GIP Santé Grand Est.
