Le Thillot – Le projet de fermeture des 18 lits d’hospitalisation contesté par des habitants

Près d’une centaine de personnes se sont réunies mercredi 07 octobre 2026 à Ramonchamp, à l’initiative de l’ADEMAT-H, pour s’opposer au transfert des 18 derniers lits d’hospitalisation du Service médical de réadaptation du Thillot vers le Centre hospitalier de Remiremont. Une motion a été adressée aux membres du conseil de surveillance du C2 HVM, qui devait se réunir le 09 octobre.

Le projet de transfert des 18 derniers lits d’hospitalisation du Service médical de réadaptation (SMR) du Thillot vers Remiremont suscite l’opposition d’une partie de la population de la Haute-Vallée de la Moselle.

Le 7 octobre, près d’une centaine d’habitants ont répondu à l’invitation de l’ADEMAT-H lors d’une réunion organisée à Ramonchamp. À cette occasion, ils ont pris connaissance du projet et exprimé leurs inquiétudes quant à ses conséquences sur l’offre de soins locale.

Pour les participants, la suppression de ces lits risque de fragiliser durablement l’hôpital du Thillot-Bussang et de compliquer l’accès aux soins pour les habitants de ce territoire de montagne.

Une demande de concertation préalable

À l’issue de la réunion, une motion a été adressée, le 8 octobre, aux membres du conseil de surveillance du C2 HVM. Les signataires leur demandent de suspendre le projet afin d’engager une concertation avec les habitants, les élus, les professionnels de santé, la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS), les usagers, l’ADEMAT-H et les personnels hospitaliers.

Ils souhaitent que les différentes parties prenantes puissent examiner les conséquences du transfert et les solutions alternatives avant qu’une décision définitive ne soit prise.

Le devenir des deux sites hospitaliers en question

La motion réclame le maintien et la reconnaissance de l’hôpital du Thillot-Bussang comme établissement de proximité. Elle demande également la présentation des alternatives envisagées et des mesures de compensation éventuelles, accompagnées d’un calendrier précis et chiffré.

La mise aux normes des locaux figure aussi parmi les demandes formulées, avec la nécessité de préserver la continuité des activités pendant cette période. Les signataires réaffirment par ailleurs leur attachement au maintien d’un hôpital de plein exercice à Remiremont.

Ils souhaitent enfin que le projet soit réexaminé en tenant compte des besoins particuliers des territoires de montagne, en référence à la législation spécifique évoquée dans la motion.

Un refus de la gestion privée lucrative

Sur le plan de l’organisation des soins, les participants s’opposent au recours à un opérateur privé à but lucratif pour la gestion des établissements concernés. Ils refusent également tout dépassement d’honoraires pour les consultations avancées.

Ces positions s’inscrivent dans leur volonté de défendre une offre de soins publique accessible à l’ensemble de la population, notamment dans les secteurs ruraux où les déplacements vers les structures hospitalières peuvent représenter une difficulté supplémentaire.

Des suites conditionnées aux réponses apportées

Transmise aux membres du conseil de surveillance en amont de la réunion du 9 octobre, la motion formalise les demandes des participants. L’ADEMAT-H et les signataires indiquent se réserver la possibilité d’engager de nouvelles actions en fonction des réponses qui leur seront apportées.

À ce stade, leur démarche vise à obtenir la suspension du projet et l’ouverture d’un dialogue sur l’avenir des 18 lits. Le devenir du site du Thillot-Bussang et l’organisation des soins dans la Haute-Vallée de la Moselle restent au centre des préoccupations exprimées lors de cette réunion.

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