Les collectivités locales et le CNRS ont officialisé un partenariat scientifique pour accompagner la sauvegarde et la valorisation du Saint-Mont. La convention, signée lundi 12 octobre, doit permettre de poursuivre les recherches et de mieux protéger les vestiges de ce site majeur du patrimoine vosgien.
Le Saint-Mont franchit une nouvelle étape dans la préservation de son histoire. La Communauté de communes de la Porte des Vosges Méridionales (CCPVM), les communes de Saint-Amé et de Saint-Étienne-lès-Remiremont ont signé, lundi 12 octobre, une convention d’assistance scientifique avec le Centre national de la recherche scientifique (CNRS).
Cette collaboration vise à apporter un appui scientifique aux collectivités pour accompagner les opérations de sauvegarde des vestiges, les fouilles archéologiques et la valorisation du site. Elle s’inscrit dans la continuité des recherches menées depuis plusieurs années sur ce lieu emblématique des Vosges.
Des vestiges précieux pour comprendre le passé
Perché sur un relief granitique dominant le massif vosgien, le Saint-Mont occupe une place importante dans l’histoire des premiers établissements monastiques du haut Moyen Âge dans l’est de la France.
Les investigations archéologiques ont notamment révélé une basilique funéraire ainsi qu’un ensemble remarquable de tombes en formae. Ces découvertes contribuent à approfondir les connaissances sur l’histoire du site et les pratiques funéraires de l’époque mérovingienne.
Cette richesse archéologique implique également des enjeux de conservation. L’accompagnement scientifique doit aider à mieux prendre en compte la valeur des vestiges et les connaissances qu’ils peuvent encore livrer.
Une expertise scientifique au service des collectivités
Grâce à cette convention, les collectivités pourront s’appuyer sur les compétences du CNRS pour éclairer leurs réflexions concernant l’avenir du Saint-Mont. L’objectif est de concilier la protection des vestiges, la poursuite des recherches et la transmission de ce patrimoine au public.
Le comité scientifique et les élus du territoire sont associés à cette démarche, avec une ambition commune : mieux connaître le site tout en garantissant sa préservation pour les générations futures.
Un engagement partagé à l’échelle du territoire
Parmi les élus concernés figurent Jean-Benoît Tisserand, maire de Remiremont et président de la CCPVM, Arnaud Jeannot, maire de Saint-Amé et vice-président délégué à la Culture et au Sport, Jean-Charles Tisserand, maire de Saint-Étienne-lès-Remiremont et vice-président délégué à l’Économie, aux Mutualisations et aux Mobilités, ainsi que Patrick Vincent, vice-président délégué au Tourisme.
Ce partenariat marque une étape supplémentaire dans la démarche de valorisation du Saint-Mont. Il doit contribuer à faire connaître davantage ce site historique tout en plaçant la rigueur scientifique et la conservation de son patrimoine au cœur des actions engagées.
