Sous la présidence de Pierre Laplaze, le Syndicat d’épuration intercommunal de la Haute Vallée de la Moselle (SEIHVM) poursuit ses actions pour améliorer la qualité des eaux et limiter la présence de substances dangereuses dans les rejets de la station d’épuration du secteur du Thillot.
Un premier diagnostic des sources potentielles de pollution a été réalisé entre 2017 et 2019, notamment concernant les nonylphénols. Six campagnes de prélèvements dans les eaux brutes et traitées ont ensuite été menées en 2018 et 2019, puis une nouvelle campagne au premier semestre 2022. Les résultats ont mis en évidence la présence significative de 15 micropolluants et de quatre familles de substances.
À la suite de ces analyses, des actions complémentaires ont été prescrites par la Direction départementale des territoires (DDT). Le bureau d’études IRH a réalisé un diagnostic, remis fin 2025, accompagné de propositions d’actions adaptées aux substances identifiées. Ces mesures ont été discutées, complétées et hiérarchisées selon trois niveaux de priorité : forte, moyenne et faible.
Deux substances supplémentaires ciblées
Un nouvel arrêté préfectoral, daté du 24 décembre 2024, prévoit de compléter le diagnostic avec deux substances : le PFOS, un composé de la famille des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS), et le chrome total. L’objectif est d’actualiser la cartographie des contributeurs potentiels, d’identifier leurs émissions et d’adapter le plan d’action.
Cette nouvelle mission a été confiée à IRH pour un montant de 12 500 € hors taxes. Elle bénéficie d’une aide de 70 % de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, soit 8 750 €.
Les campagnes de recherche de micropolluants doivent ensuite être renouvelées tous les six ans, avec une prochaine échéance prévue en 2028.
Cette démarche vise à mieux identifier les sources de pollution et à définir des mesures concrètes pour préserver la qualité des eaux sur le territoire.
