Région – Manifestation du 17 octobre à Nancy : trois étudiants condamnés à des peines de prison

Trois étudiants âgés de 18 à 21 ans ont été condamnés lundi 26 octobre par le tribunal correctionnel de Nancy pour des faits liés aux violences survenues lors de la manifestation du 17 octobre. Deux d’entre eux ont écopé de cinq mois de prison aménagés sous bracelet électronique, tandis que le troisième a été condamné à huit mois de prison ferme, également aménagés sous bracelet électronique. Leurs avocates ont annoncé leur intention de faire appel.

Le tribunal correctionnel de Nancy a rendu son jugement lundi dans le dossier des violences du 17 octobre. Les trois jeunes hommes étaient poursuivis pour participation avec arme à un attroupement, association de malfaiteurs et détention de substances incendiaires. Accusés d’avoir préparé des engins incendiaires, ils ont contesté les faits qui leur étaient reprochés à l’audience et sont revenus sur certaines de leurs déclarations.

Le tribunal a relaxé deux des prévenus pour le délit de participation avec arme à un attroupement, considérant que les faits n’étaient pas établis. Ils ont néanmoins été condamnés à cinq mois de prison, aménagés sous bracelet électronique, pour les autres infractions retenues à leur encontre, notamment l’association de malfaiteurs.

Le troisième étudiant a été reconnu coupable de l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés. Il a écopé de huit mois de prison ferme, avec un aménagement sous bracelet électronique. Il doit toutefois rester en détention provisoire le temps de l’installation du dispositif, pour une durée maximale annoncée de cinq jours.

Les trois condamnés se sont également vu interdire le port d’arme pendant cinq ans, tout contact entre eux pendant trois ans et la participation à des manifestations sur le territoire nancéien pendant trois ans.

Le profil des prévenus a également été évoqué lors de l’audience. Inscrits respectivement en faculté de lettres, en administration économique et sociale et à Sciences Po, les trois jeunes hommes présentent des casiers judiciaires vierges.

Deux témoins sont venus à la barre pour évoquer leur personnalité et leur comportement avant les faits. Ils ont décrit des étudiants sérieux et irréprochables, appelant le tribunal à faire preuve d’indulgence et évoquant notamment leur possible immaturité.

Par ailleurs, trois autres prévenus comparaissaient également lundi devant le tribunal correctionnel de Nancy pour des faits survenus lors de la mobilisation du 24 octobre. Deux étaient poursuivis pour des dégradations, tandis que le troisième devait répondre de violences sur un militaire.

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