Depuis le 2 novembre 2026, 16 docteurs juniors en médecine générale sont attendus dans les Vosges, dans le cadre du déploiement de la quatrième année de formation des futurs médecins généralistes. Répartis sur plusieurs secteurs du département, ils doivent contribuer à renforcer leur expérience auprès des patients et à faire découvrir les possibilités d’exercice dans les territoires.
Une nouvelle étape s’ouvre pour la formation des médecins généralistes dans le Grand Est. Depuis le 2 novembre, les premiers docteurs juniors rejoignent les structures de soins de la région pour une année de stage en cabinet médical, en maison de santé ou à l’hôpital.
Sur les 251 futurs médecins attendus dans le Grand Est, 16 sont concernés dans les Vosges. Leur accueil s’inscrit dans une démarche visant à rapprocher la formation médicale des besoins de santé de la population, notamment dans les territoires confrontés à des difficultés d’accès aux soins.
Quatorze communes vosgiennes concernées
Les lieux d’accueil recensés dans le département couvrent plusieurs secteurs géographiques. Les communes concernées sont Arches, Chantraine, Châtenois, Deyvillers, Épinal, Le Thillot, Le Val-d’Ajol, Liffol-le-Grand, Mirecourt, Provenchères-sur-Fave, Remiremont, Senones, Saint-Dié-des-Vosges et Sainte-Marguerite.
Cette répartition permet aux futurs médecins de découvrir différentes réalités d’exercice, au contact des professionnels de santé et des habitants.
Pour des secteurs comme Remiremont, Le Val-d’Ajol ou Le Thillot, l’enjeu est notamment de faire connaître les possibilités d’exercice en médecine générale et de favoriser les liens entre les futurs praticiens et les équipes de soins locales.
Douze mois pour consolider les compétences
Durant leur année de stage, les docteurs juniors participeront à l’activité des structures qui les accueillent. Ils réaliseront des consultations et assureront le suivi des patients, trois à quatre jours par semaine.
Ils exerceront avec une autonomie progressive, sous la supervision d’un maître de stage des universités. Cette organisation doit leur permettre de consolider leurs connaissances, de gagner en expérience et de se préparer à leur futur exercice professionnel.
Une journée par semaine pourra également être consacrée à des interventions dans d’autres structures du territoire, notamment les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) ou les services de protection maternelle et infantile (PMI).
Au-delà de la formation médicale, cette immersion doit favoriser une meilleure connaissance des besoins locaux et du fonctionnement des réseaux de soins.
Attirer durablement de nouveaux médecins
L’arrivée de cette première promotion constitue une opportunité pour les territoires qui cherchent à renforcer leur offre médicale. En découvrant les équipes, les conditions de travail et le cadre de vie des Vosges, les futurs généralistes peuvent être amenés à envisager une installation dans le département à l’issue de leur formation.
Cette perspective représente un enjeu important pour les communes rurales et les secteurs où l’accès à un médecin généraliste reste une préoccupation pour les habitants.
Pour accompagner cette évolution, l’Agence régionale de santé Grand Est et les partenaires de la formation ont travaillé à la création de terrains de stage et à la préparation des structures d’accueil. Des aides financières ont notamment été prévues pour contribuer à l’équipement des maîtres de stage et faciliter l’accueil des docteurs juniors.
Une réforme nationale déployée dans le Grand Est
Cette quatrième année s’inscrit dans la réforme du troisième cycle des études médicales, qui porte la durée du diplôme d’études spécialisées de médecine générale de trois à quatre ans.
À l’échelle régionale, 251 docteurs juniors sont attendus pour cette première promotion, répartis entre la Champagne-Ardenne, la Lorraine et l’Alsace.
Dans les Vosges, leur arrivée constitue une étape supplémentaire pour rapprocher la formation des réalités du terrain. Si leur présence ne garantit pas une installation définitive, elle offre une occasion de faire découvrir le département aux futurs médecins et, à terme, de favoriser le maintien et le développement d’une offre de soins de proximité.
