Fêtons le gui de l’An neuf…

Les branches de gui – mais encore de houx – présentes au réveillon et au repas du Nouvel An, traduisent un héritage des traditions et croyances anciennes. Depuis toujours, le feuillage vert du gui et du houx leur confèrent des pouvoirs surnaturels.

Il faut remonter au temps des druides celtes pour découvrir que ces petits branchages étaient synonymes de bonheur. Au fil des siècles, s’est ainsi perpétuée l’habitude de s’embrasser sous une branche de gui suspendue le soir du réveillon de la Saint-Sylvestre. Un gage de sérénité et d’amour, mais aussi d’un mariage dans l’année qui arrive pour les célibataires.

L’on assure même que le gui permettait aux femmes d’avoir autant d’enfants qu’elles le souhaitaient. Le gui avait aussi vocation de protéger du mauvais sort et de garantir des récoltes abondantes. Si ces affirmations remontent donc à une coutume venant tout droit de nos ancêtres celtes, selon la tradition catholique, le gui peut-être suspendu dans les maisons dès le 1er dimanche de l’Avent.

Plante sacrée des druides, le gui fait assurément partie des traditions des fêtes de fin d’année. Ces jolis rameaux décoratifs que les grecs associaient à Hermès, dieu messager de l’Olympe et dieu de la santé, étaient tout autant considérés comme sacrés du temps des gaulois.

De leur côté, les druides avaient une grande croyance pour cette plante, qui selon la légende, était semée sur les arbres – notamment le chêne – par une main divine. Ils y voyaient ainsi un symbole d’immortalité. Ils attribuaient également au gui des propriétés miraculeuses, notamment celles de guérir certaines maladies, d’assurer la fécondité des femmes et de protéger les hommes de la sorcellerie.

Même si les temps ont bien changé, fêter l’An neuf en s’embrassant sous une boule de gui est la promesse d’une nouvelle année placée sous le signe du bonheur et de la prospérité. Que du bonheur. Bonne année à tous !

Article participatif de Denis Philippe.