S’il est un lieu où l’on ne s’ennuie pas lorsqu’il y a une cérémonie, c’est bien à l’EHPAD du Châtelet. La preuve en a été donnée une fois encore en ce début de semaine lors de lé cérémonie des vœux. Comme il aime le faire, le directeur Etienne Romary a ravi toute l’assistance en se lançant dans un nouveau défi poétique sur le thème du coquelicot, symbole de fidélité, mais aussi d’énergie et de délicatesse. Et Jean Hingray, président du conseil d’administration de l’EHPAD, a lui aussi démontré ses talents en évoquant le myosotis, célèbre fleur bleue par excellence. Et des fleurs, il en fut aussi question au moment où deux membres du personnel ont été mises à l’honneur à l’occasion de leur départ en retraite.
Une grande corbeille de fleurs, mais aussi une corbeille remplie d’histoire, la cérémonie des vœux à l’EHPAD du Châtelet ne manquait pas de senteurs, ni de piment. Le tout agrémenté d’un humour fort plaisant. Etienne Romary, directeur de l’établissement, n’a pas dérogé à la règle qui lui est chère : celle des associations de mots. Matière à plaire à toutes les générations, les résidents bien sûr, mais encore les différents personnels de service, les bénévoles de l’association du Châtelet et les invités du moment. Alors, il évoque le coquelicot en parlant des 100 ans de la fin de la grande guerre, des événements de mai 68 il y a 50 ans. «Et oui, un coquelicot, ça fait voir rouge. » La suite est amusante à souhait, rien n’est lassant tout au long d’un discours de plus en plus poétique, rendant aussi honneur aux membres du conseil d’administration, aux différents personnels et aux bénévoles de l’association présidée par Monique Chartoire.
Une dynamique positive pour l’épanouissement de l’EHPAD, la recette semble fonctionner à merveille. En directeur positif, Etienne Romary annonce : « je vous souhaite d’obtenir tout ce que vous repérez, que chacun trouve sa sensibilité d’être bien ensemble, car c’est cela le bon terreau du coquelicot ».
Une fleur bleue pour résister
A son tour, Jean Hingray, président du conseil d’administration de l’EHPAD, s’adresse à l’assemblée en proposant un petit jeu autour d’une chanson de Charles Trénet datant de 1933. Avec en indice un doux parfum que l’on respire. Dans l’assistance, une voix répond « Fleur Bleue ». Alors le président se met à évoquer le myosotis, symbole des résistants et des déportés lors de la seconde guerre mondiale. Encore une page d’histoire que l’on n’oublie pas, elle fait partie du devoir de mémoire. Jean Hingray a poursuivi : « résister s’applique aussi aujourd’hui, car résister c’est défendre notre territoire, nos équipements de proximité comme l’hôpital, c’est encore défendre nos dessertes à l’image du TGV ».
A noter que le travail « plus que passionné » de l’association des Amis du Châtelet, relayé par celui des Visiteurs de Malades en établissements hospitaliers (VMEH) a permis de réunir une somme de 1.930 € destinée à satisfaire certains projets de l’EHPAD. A l’exemple de celui envisagé cette année et consistant à la mise en place d’un magnifique kiosque dans le jardin du Châtelet. A ce propos, un appel au mécénat est lancé. Parions aussi qu’autour de ce kiosque seront semés coquelicots et myosotis…
Deux départs à la retraite fêtés
Elles aussi sont toujours des belles fleurs. Mais elles ont atteint la fleur de l’âge de partir en retraite. Corine Creusot et Maria Neves ont été mises à l’honneur comme il se devait. Corine Creusot, maman de deux enfants, Nicolas et Alicia (cette dernière exerçant en tant qu’animatrice au sein de l’EHPAD) et grand-mère de 5 petits-entants, a travaillé un certain nombre d’années à l’usine SEB en tant que responsable-qualité. Puis elle a suivi une formation au Greta pour devenir secrétaire-assistante au Lycée Camille Claudel puis au Rectorat. Arrivée à l’EHPAD du Châtelet en 2016, Corine aura été, durant deux ans et demi, le sourire de l’accueil, tout en rapportant à la direction les doléances des familles des résidents afin d’améliorer le quotidien de ces derniers.
Maria Neves s’en va avec le titre de cheville ouvrière des cuisines de l’établissement. Une mission qui avait débuté à la Maison de retraite Sainte-Marie de Remiremont. Considérée au sein de l’EHPAD comme le véritable soleil du Portugal, Maria avait commencé à travailler à l’ex filature de Béchamp, puis à Magdelaine Créations. En arrivant au Châtelet, elle changeait ainsi de fil en découvrant celui… des haricots dans les cuisines. Mais un filon qu’elle a pris à coeur afin de régaler la résidence. A l’adresse de cette maman de deux enfants ( Sandy et Anthony), Etienne Romary a traduit : « le soleil que vous nous avez apporté va rester dans nos coeurs »…
Article participatif de Denis Philippe.
Photographies : Jean-Claude Olczyk.

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