Gérardmer – Ski alpin : Sébastien Andres impérial au Grand-Prix Hôtel des reflets du lac

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Dans des conditions compliquées, l’Alsacien a encore donné la leçon, ce dimanche à Gérardmer, en géant cette fois, même s’il ne s’entraine pratiquement plus.

Alors que le massif vosgien ploie sous la neige, les skieurs régionaux ont dû affronter un environnement hostile hier matin à Gérardmer. Noyant la partie supérieure du domaine, le brouillard, allié à la neige tombante, limitait considérablement la visibilité durant la première manche et de surcroît, la neige n’en finissait pas de “casser”, rendant les appuis instables. Il fallait attaquer tout en assurant, une alchimie subtile, apanage d’un Sébastien Andres au dessus du lot même s’il ne s’entraîne quasiment plus depuis que sa carrière professionnelle est devenue sa priorité.

Pas moins de 130 concurrents, des U16 aux masters, sont venus composer avec les aléas de ce GP Hôtel des reflets du lac sur le premier slalom géant de la saison vosgienne. “Ils ne sont pas nombreux dans les Vosges, entre ici La Bresse et le Lac Blanc. C’est dommage car je préfère le géant même si j’ai réussi mes meilleurs résultats en slalom” confiait Sébastien Andres. Dans ce contexte particulier, l’Alsacien n’a pas manqué l’aubaine de donner une petite leçon, d’ajouter une ligne à son palmarès et de conforter son leadership en tête du classement général du Grand-Prix Crédit Mutuel.

A l’issue de la manche initiale, il était toutefois talonné à 26 centièmes par le U18 Pierre Schuwer (Skieurs de Strasbourg). “La première manche était limite dangereuse, je n’ai pas pris tous les risques. Avec le manque de visibilité et les trous, je n’ai pas réussi à m’adapter” expliquait celui qui allait ensuite hausser le ton. “Le temps s’est éclairci, le parcours continuait à secouer les jambes mais je me suis bien fait plaisir”.

Au bénéfice des difficultés de Pierre Schuwer en bas du Tétras, Sébastien Andres creusait l’écart pour s’imposer avec une confortable avance de 2 secondes 39. “C’était mon premier géant de la saison. Que je l’emporte avec deux dixièmes ou plus, ça reste un plaisir pour moi. J’ai toujours la même satisfaction de skier et tant qu’il en sera ainsi, je continuerai à courir”.

Sans tarder, le Mollauvien aura l’occasion d’étalonner son niveau actuel sur les deux courses FIS prévues les 16 et 17 février au Markstein par son club du SCV Wesserling. “Je me suis bien entraîné en slalom ces derniers jours. Ces FIS m’aideront à préparer les championnats de France en slalom mais je ne participerai pas forcément au géant”.

Pierre Schuwer n’en conservait pas moins sa deuxième place, signant sa meilleure performance de l’année en Grand-Prix, alors que la relève des U16 pousse au portillon, en plaçant Tom Remy (AS Gérardmer) et Noë Schuwer (Skieurs de Strabsourg), le frère de l’autre, aux 3e et 4e places du scratch, à respectivement 2 secondes 70 et 2 secondes 80. “Je préfère le géant, je suis moins à l’aise en slalom. J’étais moins bien dans la deuxième manche, j’ai surtout réussi une très bonne première manche” concédait l’élève de Dany Iselin, scolarisé en Terminale S au lycée Koberlé de Sélestat.  “Je me consacre surtout à la coupe des Vosges. Mon frère voulait me battre, il n’a pas réussi mais c’est la relève qui arrive. J’irai courir quelques FIS pour garder le rythme car aujourd’hui, clairement, je privilégie mes études”.

Jérôme Boubrek complète le podium des U18 aux masters de sorte que le SCV Wesserling y place deux des siens. L’imminence des FIS citadines décuple les motivations dans la vallée de la Thur.

Chez les féminines, Manon Trimaille (SCE Saint-Amarin) a payé cash les énormes risques qu’elle a pris en sortant dans le tracé initial alors que la Mulhousienne était à quelques portes de réaliser vers un temps canon. Charlotte Clément (AS Gérardmer) profite de l’aubaine et distance de plus de trois secondes ses rivales de la catégorie des U18. En revanche, Lilou Godel (SC Barr) limite les dégâts à 1 seconde 87. Là aussi, la relève est en train de prendre ses marques.

David Jeangeorges