Tactiques contre les petites bĂȘtes qui piquent

Avec l’Ă©tĂ©, les paysages vosgiens ont retrouvĂ© leur charme champĂȘtre. Avec lui, les petites bĂȘtes et leurs dĂ©sagrĂ©ments font aussi de retour : tiques, moustiques, araignĂ©es, chenilles processionnaires, guĂȘpes. Comment prĂ©venir les piqĂ»res et les soigner ?

Les tiques et la maladie de Lyme.

Les tiques vivent dans les zones boisĂ©es et humides mais aussi dans les herbes hautes des prairies. Elles font partie de la famille des acariens, se nourrissent du sang de leurs hĂŽtes et transmettent Ă  cette occasion de nombreux virus et bactĂ©ries. Si une tique contaminĂ©e par la bactĂ©rie Borrelia vient Ă  mordre un ĂȘtre humain, elle peut lui transmettre la maladie de Lyme.

En France, le nombre de cas de la maladie de Lyme progresse, passant de 54 cas pour 100000 habitants en 2015 Ă  84000 pour 100000 en 2016, et mĂȘme plus de 100 cas pour 100000 dans le grand Est. Elle se traduit par de fortes douleurs, une fatigue persistante avec rĂ©duction des capacitĂ©s physiques et des troubles de l’attention et de la concentration.

● S’en protĂ©ger :

– Les vĂȘtements longs qui couvrent les bras et les jambes, de couleur claire, et des chaussures fermĂ©es sont Ă  privilĂ©gier. Il faudra porter une attention particuliĂšre aux chevilles en remontant ses chaussettes au-dessus du pantalon si l’on oublie le chic de sa tenue vestimentaire


– Ne pas oublier d’emporter un rĂ©pulsif Ă  vaporiser sur soi et sur ses vĂȘtements.

– Au retour de la promenade, une vĂ©rification minutieuse de chaque partie du corps s’impose, tout spĂ©cialement les plis, le nombril et le cuir chevelu.

– Ôter une tique avec un tire-tique (que l’on achĂšte en pharmacie Ă  un prix modique) ou Ă  dĂ©faut une pince Ă  Ă©piler, en tournant dĂ©licatement dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Il ne faut pas utiliser d’alcool ou d’huile pour retirer une tique, au risque de la faire rĂ©gurgiter et de transmettre des infections. Une fois dĂ©crochĂ©e, il conviendra de surveiller la zone de morsure les jours suivants et de signaler tout changement d’aspect Ă  votre mĂ©decin.

Les moustiques piquent
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Avec la chaleur de l’étĂ©, les femelles moustiques sont quant Ă  elles Ă  l’affĂ»t de sang humain. Seules celles qui sont fĂ©condĂ©es piquent car elles ont besoin de protĂ©ines prĂ©sentes dans le sang pour nourrir leurs Ɠufs. Une femelle moustique pond en moyenne 200 Ɠufs avant de piquer pour recommencer Ă  pondre. Sur un mois, une seule peut ainsi donner naissance Ă  3000 moustiques !

● Quelques conseils pour les fuir :

-Eviter les eaux stagnantes : soucoupes de pots, piĂšces d’eau…

-Porter des vĂȘtements amples, couvrants et clairs.

– Solutions naturelles : le gĂ©ranium odorant, ou PĂ©largonium, est diffĂ©rent du gĂ©ranium pour balcon. L’odeur de son feuillage fera fuir les moustiques. Un pot de basilic ou de menthe sur le rebord de la fenĂȘtre aura une efficacitĂ© identique.

– Autre idĂ©e, l’installation d’un ventilateur dans la chambre empĂȘchera les moustiques de voler, et donc de s’approcher trop prĂšs de nous durant notre sommeil !

● Pourquoi ça gratte ?

En cas de piqĂ»re, le systĂšme immunitaire se rĂ©veille pour libĂ©rer de l’histamine qui provoque rougeurs et dĂ©mangeaisons. D’autres cellules forment un gonflement de la peau rempli d’eau. Il ne faut surtout pas le percer, au risque de dĂ©velopper une infection. Il ne faut pas gratter non plus.

La premiĂšre chose est de laver la piqĂ»re avec de l’eau et du savon.

– Poser un tissu imprĂ©gnĂ© d’eau chaude, ou au contraire contenant un glaçon sur la piqĂ»re pour calmer les dĂ©mangeaisons, puis appliquer un gel Ă  l’Aloe Vera, hydratant et cicatrisant.

– En promenade, frotter des feuilles de plantain sur les piqĂ»res s’avĂšre ĂȘtre une bonne alternative.

– Au retour, une crĂšme antihistaminique bloquera les effets de l’histamine. De mĂȘme, une pommade Ă  base de corticoĂŻdes, connus pour leur action anti inflammatoire, calmera dĂ©mangeaisons et gonflement.


 Les araignĂ©es mordent !

A la diffĂ©rence des moustiques, une araignĂ©e ne pique pas, elle mord. Les morsures d’araignĂ©e se distinguent par la prĂ©sence de petits trous rapprochĂ©s sur la peau, correspondant aux crochets.

Pour les Ă©loigner, une solution simple consiste Ă  brumiser quelques gouttes d’huiles essentielles de lavande grĂące Ă  un diffuseur.

● Apaiser les morsures :

Un antiseptique pour dĂ©sinfecter la morsure est un indispensable. Contre la douleur, il est possible d’appliquer une compresse de vinaigre blanc ou une crĂšme pour soulager les dĂ©mangeaisons. Si la morsure s’étend (gonflement, douleur, fiĂšvre), il sera prĂ©fĂ©rable de consulter un mĂ©decin.

Attention aux chenilles processionnaires.

Elle a pris ses quartiers d’étĂ© dans toutes les Vosges, surtout dans les alentours d’Epinal. La chenille processionnaire est la larve d’un papillon de nuit, mĂ©ridional Ă  l’origine. Ses poils urticants provoquent une Ă©ruption cutanĂ©e douloureuse accompagnĂ©e de sĂ©vĂšres dĂ©mangeaisons. Ils se dispersent aisĂ©ment par la sueur, le grattage, le frottement, sur les vĂȘtements ou simplement au grĂ© du vent.

Dans les zones oĂč sĂ©vissent les chenilles, il est recommandĂ© de ne pas sĂ©cher son linge dehors de mai Ă  septembre. De plus, les lĂ©gumes du jardin seront lavĂ©s soigneusement. Il est aussi conseillĂ© d’arroser la pelouse pendant quelques jours avant de la tondre pour que les poils urticants soient entrainĂ©s dans le sol. Il est souhaitable Ă©galement de ne pas laisser les enfants jouer Ă  proximitĂ© d’un arbre atteint.

● En cas de contact :

Tout d’abord, il faut retirer avec prĂ©caution les vĂȘtements et les manipuler Ă  l’aide de gants. Le linge en contact avec les poils urticants devra ĂȘtre lavĂ© Ă  la tempĂ©rature la plus Ă©levĂ©e possible.

-Nettoyer abondamment la peau à l’eau savonneuse et brosser soigneusement ses cheveux.

-Utiliser du papier collant pour décrocher ensuite les poils urticants de la peau.

-Prendre un médicament antihistaminique afin de diminuer les démangeaisons.

-Consulter un mĂ©decin en cas de forte Ă©ruption cutanĂ©e, de contact avec les yeux, avec les voies respiratoires et en cas d’ingestion.

Pas bĂȘte, la guĂȘpe.

La piqĂ»re de guĂȘpe, quant Ă  elle, sert Ă  injecter du venin à sa victime pour se dĂ©fendre ou pour dĂ©fendre son nid. Elle ne laisse pas son dard et peut donc piquer plusieurs fois de suite, sans craindre d’y laisser la vie en perdant une partie de son abdomen avec l’aiguillon. Selon les personnes, l’effet du venin peut ĂȘtre bĂ©nin ou grave, en fonction du nombre de piqĂ»res et du fait de la prĂ©sence de substances sensibilisantes dans la composition du venin.

La piqure est douloureuse, s’accompagnant de rougeur locale, ƓdĂšme et dĂ©mangeaisons.

● Que f

aire ?

La premiĂšre des choses est de laver les zones piquĂ©es Ă  l’aide d’eau et de savon, puis de dĂ©sinfecter avec un antiseptique.

-Ne pas oublier d’enlever ses bagues en cas de piqĂ»re Ă  la main pour ne pas gĂȘner la circulation du sang si gonflement.

-Approcher la plaie d’une source de chaleur dans les dix minutes qui suivent (55°Celsius maximum) pour attĂ©nuer l’effet du venin (les protĂ©ines du venin sont dĂ©truites pour des tempĂ©ratures comprises entre 50 et 55°Celsius), puis la refroidir avec de l’alcool mĂ©dical ou de la glace pour attĂ©nuer la douleur. L’aciditĂ© du vinaigre ou du citron diminue aussi l’action du venin de la guĂȘpe.

-En cas de réaction allergique immédiate, il faut appeler le 15 (SAMU).

-Si la rĂ©action s’aggrave les jours suivants ou si des signes d’infection apparaissent (fiĂšvre), il conviendra de consulter un mĂ©decin.

©CD88/NJ/Epictura.

Source : Conseil départemental des Vosges.