Au chômage depuis bientôt un an suite à un licenciement, ce Romarimontain proche de la retraite avait pris en son temps quelques précautions afin de se préserver d’éventuelles avaries pécuniaires. C’est ainsi qu’en novembre 2018, il avait souscrit une assurance vis-à-vis de son fournisseur d’électricité X. Une garantie assumée par une société Y basée à Angoulême, proposant des assurances spécifiques tant pour les particuliers et les professionnels. Le contrat ainsi conclu offrait tranquillité au Romarimontain, la dite compagnie étant chargée de régler directement à sa place ses factures d’électricité. Un engagement respecté selon un échéancier défini, mais voilà que le fournisseur d’électricité X réclame de l’argent à la poche du Romarimontain.
Et depuis quelques jours, rien ne va plus. Vraiment plus du tout ! Alors que le groupe d’assurance lui verse une somme mensuelle de 103 euros (conformément à l’échéancier défini et accepté, courant jusqu’en novembre prochain), le fournisseur d’électricité X demande désormais à Rémi de régulariser sa situation par le biais d’une société de recouvrement. Il lui est réclamé directement un montant de 386 €, somme à régler illico, faute de quoi des frais supplémentaires seront engagés.
Cette requête n’a pas manqué d’étonner le Romarimontain en regard de l’échéancier fixé et respecté qui, de surcroît, n’arrivera à terme que dans deux mois avant une éventuelle régularisation. Alors, depuis quelques jours, Rémi se débat au téléphone, tant auprès du fournisseur d’électricité X qu’auprès de l’assureur Y qui se renvoient l’un et l’autre la balle. Plus de 25 appels répétés qui parfois ne mènent à aucun correspondant après 15 ou 20 minutes d’attente. Et lorsque Rémi réussit à avoir un interlocuteur, c’est toujours la même réponse : d’un côté « voyez avec votre fournisseur d’énergie » et de l’autre « voyez avec votre assureur ».
Avec toutes les preuves en mains que les versements sont régulièrement versés au fournisseur d’électricité X, le Romarimontain se débat. Et lundi, c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Presque électrisé Rémi, lorsque dans sa boîte aux lettres, il découvre un avis de passage laissé cette fois par Enedis qui lui indique avoir reçu ordre de lui couper l’électricité si une régularisation de sa situation n’intervient pas dans les 48 h. Un comble pour le Romarimontain, alors que tous les engagements ont été respectés et que l’échéancier reste à courir sur deux mois. « On me réclame de l’argent que je ne dois pas et en plus le fournisseur d’électricité a bénéficié d’un chèque énergie émanant de l’État fin juillet dernier . Un plus de 146 € en dehors de l’échéancier convenu ».
Rencontré ce mercredi, Rémi est très remonté. Prêt à solliciter l’intervention d’un avocat juridictionnel. Et de préciser sans détour : « si on me coupe le courant, je dépose carrément plainte contre le fournisseur d’électricité ! ». Le Romarimontain voit rouge, espérant toutefois ne pas se retrouver dans le noir complet !
Article de Denis Philippe.


Vous devez être connecté pour poster un commentaire.