Remiremont judo propose d’ouvrir une section judo aux lycées Camille-Claudel et André-Malraux

La fin de l’année 2019 fut riche pour les événements sportifs à Remiremont judo. Et le début de l’année 2020 s’annonce sous les même auspices. En effet soucieux, d’offrir à leurs licenciés un maximum de temps de pratique lors de ces congés de Noël, les entraîneurs, et les membres du comité du club avaient établi un vaste programme.

Dans un premier temps, c’est un rendez vous festif qui a permis à l’ensemble des licenciés de se retrouver fin décembre autour d’une magnifique table de Noël à l’Auberge de la Vigotte, privatisée pour l’occasion. Dans ce lieu tout à fait adapté, quelques 60 des 250 licenciés se sont retrouvés une fois n’est pas coutume hors TATAMI, pour évoquer les grands moments de la saison passées ainsi que d’établir les grandes lignes de la saison à venir.

Et c’est dès les premiers jours des vacances scolaires que Stany Simon, Mikael Bussière, Olivier Lina et Yann Robischung ont pris en main des mini-stages d’une demi journée dans les trois secteurs de pratiques proposés par le club. A savoir, le judo le TAISO ainsi que le JUJITSU. Pour le président Clément Beaudinet, « … il convient aujourd’hui, pour répondre à une demande plurielle, de proposer une large diversité de modalités de pratique de loisir ou d’entretien. La pratique compétitive seule du judo ne correspond plus qu’à une petite frange du public de licenciés. Pour exemple, le TAISO qui est une préparation physique complète du judoka est devenue en quelques années une discipline à part entière très prisée, sa capacité à s’adapter au potentiel de chacun correspond tout à fait à une offre individualisée de pratique dans le cadre d’un cours collectif très convivial. Le retour du JUJITSU sur notre tatami, là encore est une réponse apportée à une forte demande. Nous avons réussi à poser un créneau le samedi matin, mais lors de ce mini-stage de Noël, on mesure mieux encore le potentiel de développement dans cette pratique et le comité va œuvrer en ce sens avec les entraîneurs ».

Au lendemain du nouvel an, les entraîneurs ont réitéré l’essai en proposant à nouveau une séance « tous nos vœux » à des addicts du TAISO.

Fort de ce dynamisme, le président veut aller plus loin :

« Nous travaillons biensûr à former nos jeunes compétiteurs qui ont brillé fin décembre au tournoi de Gérardmer et dont les échéances en janvier vont s’enchaîner. Notamment, le 19 janvier avec la coupe départementale minimes ainsi que la coupe départementale du « jeune arbitre ». Biensûr la première journée du challenge des hautes Vosges reste un bel événement pour nos jeunes poussins et benjamins qui s’initient aux rudiments de la compétition. 

Mais nous travaillons aussi au développement de l’aspect convivialité, en proposant en février, à nos licenciés, un week-end au Tournoi international de Dusseldorf où l’on pourra apprécier les meilleurs judokas du monde au sommet de leur art. Ce projet me tient beaucoup à cœur car c’est un juste retour pour nos licenciés et bénévoles qui donnent beaucoup au club ». C’est un investissement certain, mais avec l’assurance d’un retour humain largement rendu.

« Plus loin encore, d’ici quelques mois nous espérons pouvoir ouvrir une section judo dans le monde scolaire local. Les discussions sont en cours avec les partenaires locaux, dont la motivation semble aller dans le même sens que le nôtre ; à savoir la mise en valeur du potentiel de nos jeunes adolescents en leur offrant un moyen supplémentaire de s’exprimer dans leur domaine de compétences, là où ils passent les 3/4 de leur temps ; c’est-à-dire au collège et au lycée.

Les lycées Camille-Claudel et André-Malraux, représentés par leurs proviseurs respectifs, Mr Villemin et Mr Carlier, ont notamment prêté un vif intérêt pour ce projet ».

Ce club romarimontain, qui fait face depuis des années à un manque d’espace dans ses locaux, ne reste pas pour autant sans ressources et se fait force de proposition et de projet. Il est appuyé également par d’autres clubs du secteur, comme Raon-aux-Bois, Le Tholy, Gérardmer ou Eloyes dont les entraîneurs partagent la même conception d’évolution du judo.

Selon le président, « tout cela grâce aux compétences de nos entraîneurs, celles de nos bénévoles, un public demandeur, des partenaires à l’écoute. A nous de montrer à quel point le judo peut s’inscrire dans la vie de chacun ».