Corona Virus – Aucun cas dans les Vosges, mais le département s’y prépare

Le préfet a réuni élus et responsables d’établissement pour une information sur la Coronavirus (ou SRAS). Il n’y a dans le Grand Est qu’un cas à Strasbourg et aucun dans les Vosges. Mais le département est sur le qui-vive et veut anticiper une potentielle crise.

« À ce stade, ce n’est pas une épidémie, rassure le préfet des Vosges Pierre Ory. Il s’agit juste de mettre en place de quoi bloquer la propagation si un cas se révèle, éviter la négligence et ne pas sous estimer les conséquences d’une épidémie si elle se déclarait ».

Organiser les établissements de santé.

Pour l’instant, l’Agence régionale de santé (ARS) se contente d’une communication massive et d’organiser les services de santé. Mais la réunion a permis de mettre en évidence un trou dans le maillage puisque à ce stade le réseau de l’aide à domicile et des soignants n’est pas ciblé. « Tant qu’il n’y a pas de cas suspect, on applique les précautions habituelles », insiste le docteur Caroline Parant.

Les zones à risque.

Les symptômes du Coronavirus sont les symptômes de la grippe : fièvre qui peut monter jusque 40°C, difficulté à respirer, toux productive, maux de tête, fatigue et courbatures. Mais c’est quand la personne revient dune zone à risque ou a été en contact rapproché avec une personne venant de Chine (Chine continentale, Hong-Kong, Macao), Singapour, Corée du Sud, deux régions d’Italie (Lombardie et Vénétie), et l’Iran. Les sites de l’ARS, du Samu et du ministère mettent à jour régulièrement le nombre de cas, leur localisation et les zones à risques.

Un seul cas à Strasbourg, aucun dans les Vosges.

La personne soignée à Strasbourg, un Français de 36 ans habitant Strasbourg, revenait de Lombardie, mais elle n’est pas en danger pour l’instant. La situation est malgré tout considérée comme « en tension » et les Vosges se préparent. Pour avoir des renseignements, vous pouvez appeler le 0800 130 000 (appel gratuit). « Les appels au Samu qui étaient de 2 appels par jour en dehors des urgences habituelles, sont passés à 10 par jour puis plus de 50 par jour », annonce le docteur Caroline Parant du Samu88, qui annonce que pour ce week-end que les effectifs ont été renforcés pour pouvoir y faire face.

Deux CHU à Nancy et Strasbourg.

Les cas suspectés appellent le 15 et passent par le diagnostic SAMU. Elles ne vont pas aux urgences, ni chez leur médecin pour éviter la contamination. Les cas jugés “possibles” sont alors transférés au CHU de Nancy (hôpital qui peut faire les examens depuis le 25 février) ou à Strasbourg. 8 établissements pourrait être potentiellement « activés » (c’est à dire entrer dans les hôpitaux qui peuvent faire les tests et les soins) en cas d’épidémie avérée. Les hôpitaux pour l’instant, n’ont pas prévu de lits consacrés, mais ils seront en mesure de la faire si des cas vosgiens se déclaraient. “Ils savent gérer l’isolement”, rassure le préfet.

Les médecins généralistes pourront se procurer des masques dès lundi.

Pour l’instant, l’ARS s’est surtout adressé aux professionnels et aux établissements de santé. Tous disposent d’un stock de masques. Les médecins généralistes pourront s’en procurer auprès des pharmacies dès lundi prochain. Le port du masque n’est pas non plus à généraliser, tant qu’il n’y a pas dans l’entourage de cas avérés, c’est à dire dont les résultats confirment qu’il est positif.

Prévoir de faire tourner les services indispensables.

Les différents services réfléchissent à comment tourner sur les fonctions incontournable (comme la sécurité) en cas d’épidémie. « Nous réfléchissons avant la crise pour être prêt à gérer si elle arrive, voir comment tourner à 5 au lieu de 10 s’il faut, mais surtout ne pas stopper l’indispensable», précise le préfet, qui a eu une frayeur en apprenant qu’une équipe de Vosgiens revenait de Venise. Mais apparemment, le risque est écarté.

Des mesures pour les personnes qui ne peuvent plus travailler.

Pour l’instant, les réunions et la rentrée se feront normalement. Les professeurs et les familles sont simplement invitées à prévenir le directeur si leur enfant ou eux-mêmes ont séjourné dans une zone à risque. « Dans le privé ou le public, des mesures ont été prises pour ne pas pénaliser les personnes qui doivent subir la “quatorzaine” d’isolement ou pour les entreprises qui doivent passer en chômage partiel », insiste le préfet. Ça ne doit pas les empêcher de prendre les mesures nécessaires. Une foire aux questions est ouverte sur le site du rectorat et du ministère.