Remiremont – Jacqueline Petitjean : un demi-siècle au service de la grande surface du centre ville !

Jacqueline Petitjean va clôturer une vie professionnelle entièrement dédiée au supermarché du centre ville, dont elle a eu l’occasion d’en connaître toutes les facettes. Elle y est entrée le 2 juin 1970 en y pointant avec le n° 102, un chiffre traduisant alors que les effectifs dépassaient la centaine d’employés. Cette habitante du Girmont-Val d’Ajol a connu successivement les enseignes Sana, Cedis, Magaprix et enfin Casino. Aujourd’hui âgée de 66 ans, c’est sans doute avec une grande pointe de nostalgie qu’elle quittera la chaîne de distribution au soir du 30 juin prochain et ce, à l’issue de 50 années de bons et loyaux services accomplis.

Un demi-siècle de travail accompli à la lettre. Jacqueline Petitjean peut être fière du parcours ainsi effectué. Cinq décennies entièrement consacrées à de multiples affectations, toutes aussi valorisantes les unes que les autres, selon les propos énumérés par cette fidèle employée à l’implication exemplaire. Cette dernière se remémore son premier poste  au service des fournitures scolaires. Car, si elle arrivée en juin, à cette époque, l’actualité se focalisait déjà sur la rentrée des classes, car pour de nombreuses familles, il n’était alors pas question de partir en vacances sans ignorer cette échéance du mois de septembre. Jacqueline avait pour sa part le sens du devoir, celui de guider et conseiller dans le choix des fournitures, tout en procédant à l’encaissement de ces dernières, car dans les années 70, chaque rayon disposait de sa propre caisse.

Jacqueline fut ensuite affectée dans les réserves de la grande surface afin de réceptionner les nombreuses commandes desservies à la fois par camions et par voie ferrée. Les arrivages en provenance de la gare romarimontaine demeuraient acheminés par une navette. « Il était essentiel de ne pas se perdre dans les préparations destinées aux différents rayons du magasin » précise la consciencieuse employée qui fut ensuite affectée au rayon droguerie et produits d’entretien avant d’être nommée responsable des caisses. Un parcours exemplaire qui l’a conduit en 2014 à formuler officiellement sa demande de retraite.

Une rallonge de cinq années qui est passée bien vite.

Un fait acquis qui lui donna cependant l’envie de poursuivre une activité par le biais d’un contrat de travail de 25 h hebdomadaires. C’est ainsi que Jacqueline Petitjean est présente au supermarché Casino dès 6 h du matin, afin de réceptionner les produits du rayon frais dont elle a la charge pour une dizaine de jours encore. Même s’il est certain que la fin du mois va rimer avec un nouveau cap pour cette employée modèle, l’heure est cette fois venue de mettre un terme à une carrière hors du commun au service de la grande distribution. Mais c’est avec toute la passion qui l’anime que Jacqueline nous traduit avec grande franchise : «j’ai passé ici des années et  des décennies glorieuses dans une ambiance familiale et conviviale que je n’oublierai jamais, avec aussi toute la fierté d’avoir connu des moments très denses à une époque où nous étions la seule grande surface recensée sur tout le territoire romarimontain ».

A 66 ans, Jacqueline Petitjean s’apprête ainsi à tirer sa révérence au sein d’un commerce central particulièrement actif, un lieu qu’elle n’oubliera pas pour y revenir faire ses courses et saluer  ses collègues de travail. Serge Vacchieri, gérant du supermarché, lui a remis le trophée de la marque « Casino » tout en lui adressant sa profonde reconnaissance pour cette exemplarité de cinquante années d’un travail assidu et toujours très respectueux.

Pour sûr, l’habituelle clientèle ne va pas non plus manquer de traduire toute sa sympathie envers Jacqueline au cours de ces prochains jours, alors que la fidèle employée s’apprête à se consacrer entièrement à la ferme familiale rachetée à ses parents, tout en s’impliquant par ailleurs  au sein du milieu associatif de son village du Girmont Val d’Ajol. Une autre ère s’ouvre pour l’active et souriante sexagénaire. Toujours sous le signe du même dynamisme.

Denis Philippe.