Le Thillot – Kyokushin Karaté : nouvelle section avec la défense personnelle

Nouvelle section au sein du club de karaté thillotin : la défense personnelle, aussi appelée « self defense », avec des séances chaque mercredi soir.

Rapide détour historique.

Avant d’être un art martial japonais, puis un sport de combat qui a quelque peu dénaturé l’art, le karaté, qui ne s’est pas toujours appelé ainsi, fut une méthode d’auto-défense élaborée au fil des siècles entre la Chine et les îles Ryukyu (Okinawa), visant à se défendre à mains nues contre des soldats armés (invasion japonaise, port d’armes interdit pour le peuple et les nobles d’Okinawa).  Sur l’archipel, la pratique de l’Okinawa Te (ancêtre du Karaté) était interdite car redoutée. La transmission se faisait alors de professeurs à élèves dans une certaine discrétion.

Le karaté est la base de l’enseignement de la défense personnelle au sein du club thillotin. Les différents styles de karaté prouvent son caractère évolutif et adaptatif depuis des siècles. Les méthodes modernes de self défense n’ont rien inventé.

Les différents types d’agressions et profils d’agresseurs sont étudiés et la méthode est adaptable à toutes et tous : la réponse apportée est en partie en fonction des caractéristiques de la victime et/ou de l’assaillant, et n’est donc pas uniquement l’application d’une technique précise face à une attaque donnée. Il n’y a pas de recette miraculeuse.

La défense personnelle fait essentiellement appel à des habiletés dites ouvertes (adaptation, incertitudes, dimension cognitive…) et beaucoup moins à des habiletés plutôt fermées (environnement stable).

Les entraînements à la défense personnelle dispensés au dojo du Thillot permettent l’acquisition de techniques (frappes notamment, car plus naturelles, plus simples), de capacités physiques (vitesse, respiration) et d’aptitudes mentales (détermination dans l’action).

Il ne s’agit pas « d’apprendre à se battre ». Le but est ici de sortir le plus tôt possible de l’agression.

Le cadre légal avec la légitime défense est bien sûr abordé.

La pratique se fait la plupart du temps en tenue sportive ordinaire (pas de « kimono », ni de cérémonial).

Statistiquement, ce sont des hommes qui commettent des agressions violentes et les femmes en sont les premières victimes.

Sur le plan de la force musculaire, la nature a donné l’avantage à l’homme, qui n’hésitera donc pas à s’en servir. Mais quand on compare d’autres qualités comme la vitesse, la coordination et le mental, alors les femmes font souvent mieux que leurs homologues masculins.

N’ayez aucune certitude sur une agression et son résultat :

  • Croire que ça n’arrivera qu’aux autres est une erreur : ça peut arriver à tout le monde, au travail, en vacances, près de chez vous…
  • Penser que vous ne pouvez rien faire face à un agresseur « plus fort » est inexact : la riposte s’apprend par l’entraînement.

« L’agresseur le plus fort a des faiblesses, la victime la plus faible a des ressources ».

Renseignements : alexis.frechin@gmail.com ou 06.79.61.97.10.