Maire de Saint-Amé depuis octobre 2009, où elle avait succédé à Alain Sanchi en cours de mandat, Marcelle André s’est inclinée pour deux voix d’écart devant Arnaud Jeannot, à l’issue du premier tour des élections municipales dimanche 15 mars 2020. Jeudi 19 mars 2020, Marcelle André a engagé un recours devant le tribunal administratif de Nancy, afin de contester la sincérité du scrutin.
« Les comptes des voix sont bons » expliquait Marcelle André. « En revanche, une partie de la population n’a pas pu s’exprimer pour des raisons sanitaires. Suite à la déclaration du Premier Ministre Edouard Philippe samedi soir, des personnes de plus de 70 ans ont eu peur de se déplacer et elles ne pouvaient plus faire de procuration. Nous avons 20 % de votants de moins qu’en 2014 et cet écart de deux voix est infime ».
Dans ces conditions, Marcelle André estimait « qu’il n’est pas sûr que le résultat du scrutin corresponde à la volonté de la population ? Par exemple, deux infirmières, qui souhaitaient voter pour moi, m’ont dit qu’elles n’ont pas pu le faire car elles ont été réquisitionnées. Il persistera toujours un doute sur la légitimité du maire élu ».
Marcelle André considérait donc qu’il est nécessaire « de refaire un vote avec tout le monde qui peut aller voter ou faire une procuration dans les délais impartis ».
Ce jeudi 16 juillet 2020, le tribunal administratif de Nancy a rendu son jugement. Il a rejeté la requête de Marcelle André et donc validé, implicitement, l’élection d’Arnaud Jeannot.
D.J.
