Remiremont – Qui sera le nouveau maire ? L’imbroglio romarimontain se réduit 

Au lendemain de la démission du deuxième adjoint Jean-Charles Foucher en charge des sports, de la vie associative et de l’événementiel, les conversations vont bon train dans la belle des Vosges. Si bon nombre de Romarimontains évoquent « un geste courageux » de la part du deuxième adjoint, l’effet de surprise faisait partie de toutes les conversations.

Jean-Charles Foucher est cité comme « un homme droit dans ses baskets » et « apprécié pour son intégrité », mais encore un élu « mature ne se privant jamais d’apporter son droit de réponse sur les réseaux sociaux ». Pour le milieu associatif, il figurait « toujours présent et actif » reconnait-t’on dans le milieu sportif.

Si l’on ne parle pas de véritable clash en regard de cette démission, celle-ci a toutefois jeté un froid, y compris parmi les membres du conseil municipal. Un certain nombre d’entre eux projetaient d’apporter leur soutien à Jean-Charles Foucher s’il s’était porté candidat au poste de maire. Une élection qui devrait intervenir dans la seconde quinzaine d’octobre, mais du coup, avec une nouvelle donne.

La première adjointe Stéphanie Didon, le maire Jean Hingray, le deuxième adjoint démissionnaire Jean-Charles Foucher et le quatrième adjoint Jean-Benoît Tisserand. Photographie d’archives.

Et si la ville s’offrait un maire au féminin ?

Ce samedi, aux quatre coins de la cité, les pronostics se faisaient légion autour de deux candidats : le pressenti Jean-Benoît Tisserand, quatrième adjoint en charge des affaires scolaires, de la jeunesse et des démarches citoyennes et Stéphanie Didon, la première adjointe en charge de la communication, du tourisme, du commerce et des animations. Et si effectivement la ville se donnait un maire au féminin ? Il y aurait là matière à bouleverser les annales romarimontaines !

Stéphanie Didon et Jean Hingray. Photographie d’archives.

Il faut écrire que les deux candidats potentiels tiennent la corde : Jean-Benoît Tisserand est entré au conseil municipal en 2008 sous la mandature de Jean-Paul Didier. Il a pour lui une très bonne approche de la vie municipale et son charisme lui est reconnu comme une qualité essentielle.  Exerçant en tant que professeur d’histoire et géographie à l’ensemble scolaire Jeanne d’Arc-Saint.Joseph, il est très apprécié par sa direction, ses collègues et ses élèves. Pour sa part, Stéphanie Didon s’est pleinement engagée en 2016 aux côtés de Jean Hingray, tout en lui renouvelant son soutien entier lors de la campagne 2020. Responsable marketing et communication au casino de Plombières-les-Bains, l’élue a pour conviction de rendre la ville plus attractive, assumant par ailleurs ses fonctions de déléguée régionale Miss Lorraine pour Miss France.

Jean-Benoît Tisserand et Jean Hingray. Photographie d’archives.

Tous les atouts sont dans la balance, mais de part et d’autre, reste encore l’inconnue d’une candidature officielle. Des noms sont avancés certes, mais ceux-ci peuvent aussi en cacher d’autres. La ville n’est peut-être pas au bout de ses surprises et dans tous les cas, il appartiendra au conseil municipal de trancher le jour venu…

Denis Philippe.