Remiremont – L’Ademat-H plaide pour le Contrat Local de Santé  

Initialement programmée pour le vendredi 13 novembre en soirée, au centre culturel Gilbert-Zaug de Remiremont, l’Assemblée générale de l’Ademat-H a dû être annulée à cause du confinement général. A la place, une visioconférence a permis à plus d’une quarantaine d’adhérents d’échanger notamment sur le Contrat Local de Santé.

Une visioconférence pour une bonne quarantaine d’adhérents.

Claude Grivel, de Dommartin-lès-Remiremont, vice président de l’Ademat-H et ex élu de Meurthe et Moselle, a pris en charge l’animation de la visioconférence organisée en soirée, le vendredi 13 novembre dernier. Jean Pierrel, président de l’Ademat-H, fut le premier à s’exprimer : « Nous devions tenir notre AG ce soir. La crise sanitaire en a décidé autrement. Pour autant nous avons souhaité maintenir un temps d’échange et de travail en visioconférence, c’est une première à cette échelle pour notre association. Nous avions décidé lors de l’AG 2019 de nous engager dans la co-construction d’un contrat territorial de santé en souhaitant y associer les élus, tout en proposant de l’adosser à la mise en place d’un conseil de développement. Un an après, il nous semble important de faire le point sur l’avancée de ce projet et surtout de permettre au plus grand nombre de comprendre ce que cela signifie et à quoi cela peut servir par rapport à notre combat : maintien de la maternité et de l’hôpital MCO (Médecine Chirurgie Obstétrique) à Remiremont,  développer l’accès aux droits à la santé et au bien être pour tous et partout, dans nos vallées de moyenne montagne, dans les départements des Vosges et de Haute-Saône concernés par le bassin de vie de Remiremont. Le PETR (Pôle d’Equilibre Territorial et Rural) de Remiremont et des Vallées s’est engagé dans la démarche et l’ARS (Agence Régional de Santé) apporte son soutien, au moins au niveau de la délégation des Vosges. Le PETR des Vosges Saônoises a déjà connu deux CLS (Contrat Local de Santé) et prépare son 3ème. Suite à nos interpellations et aux délibérations prises dans les communes et intercommunalités, les deux PETR semblent d’accord pour travailler ensemble. Mais la population et même nos adhérents ne comprennent pas toujours de quoi nous parlons ».

Un partage d’expérience avec Pays de Terres de Lorraine en Meurthe et Moselle.

Jean Pierrel de poursuivre : « C’est pourquoi il nous a semblé utile de demander à un territoire qui a l’expérience de la construction et de la mise en œuvre non seulement d’un mais de deux contrats locaux de santé, de venir nous dire ce que cela recouvre et l’usage qu’il en a fait. Le président et le directeur du Pays de Terres de Lorraine en Meurthe-et-Moselle, l’animateur coordonnateur des Contrats locaux de santé du territoire et des bénévoles engagés avec eux, ont accepté de prendre du temps pour partager leur expérience avec nous et je les en remercie chaleureusement. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, permettez-moi de m’arrêter sur le  contexte. Nos mobilisations ont payé ! Comme nous l’avons fait remarquer à la directrice Générale de l’Ars : selon l’Insee, la mortalité dans les vallées a quasiment doublé pendant les trois mois de première vague Covid par rapport à période 2015/2019. Qu’aurait été cette prise en charge à Remiremont, si tout le massif n’avait pas opposé une forte résistance aux divers plans de démantèlement allant de la fermeture de la maternité en 2016, au contrat de performance de 2018/2019, en passant par le projet de fusionner les centres hospitaliers de Remiremont et Epinal ? Un projet médical commun vient d’être adopté par les deux commissions médicales d’établissement et les deux Conseils de surveillance, Remiremont et Epinal. Je ne rentrerai pas dans le détail, ni dans l’analyse. Le conseil d’administration aura l’occasion de le faire prochainement. Je voudrais simplement noter que ce projet médical porte la marque de  toutes les mobilisations, pétitions, manifestations, motions, délibérations, délégations démarches, interpellations interrogations diverses. Celles d’Ademat-H bien sûr mais pas que, celles des syndicats aussi, celles des maires avec leur conseils municipaux ou communautaires, celles de notre député, des sénateurs, des praticiens hospitaliers, des gilets jaunes, des médecins généralistes des citoyens. Ces démarches et initiatives ont parfois souffert de ne pas être reliées dans une stratégie commune. C’est, à notre sens, rassemblés et unis que nous serons plus forts et que nous donnerons plus d’impacts à nos propositions. Mais soulignons ce qui semble acté. Dans ce projet médical  des lignes rouges à ne pas franchir, sont clairement énoncées, qui permettent de considérer comme acquis en particulier : le maintien et la consolidation des deux hôpitaux d’Epinal et Remiremont, le maintien de deux maternités et des Services d’Accueil d’Urgences de proximité ».