Vosges – Le préfet prolonge le port du masque obligatoire dans le centre de cinq villes

Durant les vacances de fin d’année, la recrudescence de l’épidémie a conduit le Préfet des Vosges à rendre obligatoire le masque dans le centre de plusieurs villes des Vosges : Epinal, Gérardmer, Neufchâteau, Remiremont (ainsi qu’à l’esplanade de la filature) et Saint-Dié-des-Vosges. Initialement, il y était obligatoire jusqu’au 4 janvier 2021.

Ce 5 janvier 2021, le préfet des Vosges a pris un nouvel arrêté. Il a prolongé l’obligation du port du masque, dans les cinq villes pré-citées, jusqu’au 20 janvier 2021.

En effet, le représentant de l’Etat dans les Vosges a considéré que :

l’Organisation Mondiale de la Santé a déclaré, le 30 janvier 2020, que l’émergence d’un nouveau coronavirus (covid-19) constitue une urgence de santé publique de portée internationale ;

le caractère pathogène, contagieux et dangereux du virus SARS-Cov-2 ; le caractère actif de la propagation du virus SARS-Cov-2 et ses effets en termes de santé publique ;

face à la dégradation rapide et alarmante de la situation sanitaire, l’état d’urgence sanitaire a été déclaré sur l’ensemble du territoire de la République par décret n°2020-1257 du 14 octobre 2020 à compter du 17 octobre 2020 à 0 heure sur l’ensemble du territoire de la République ;

afin de ralentir la propagation du virus SARS-Cov-2, le Premier ministre a, par le décret du 29 octobre 2020 modifié sus-visé, prescrit une série de mesures générales applicables à compter 15 décembre 2020 ; que s’il a imposé le port du masque dans les établissements recevant du public, l’article 1er du décret précité prévoit en outre que « Dans les cas où le port du masque n’est pas prescrit par le présent décret, le préfet de département est habilité à le rendre obligatoire, sauf dans les locaux d’habitation, lorsque les circonstances locales l’exigent
» ;

le virus affecte particulièrement le territoire des Vosges, plusieurs foyers épidémiques y ayant été recensés au cours des dernières semaines ; que le taux d’incidence et le taux de positivité restent élevés (taux d’incidence de 227,5/100.000 habitants dans le département des Vosges contre 131,5/100.000 au niveau national et taux de positivité de 7,2 % contre 4,6 % au niveau national, au 2 janvier 2021), contrairement au mouvement constaté au niveau national, quand bien même celui-ci connaît actuellement un phénomène dit « de plateau »;

cette circulation importante du virus se traduit par un nombre important d’hospitalisations avec 323 patients hospitalisés pour COVID dans le département au 29 décembre 2020, dont 22 en réanimation, saturant les capacités d’accueil sur ce dernier point ;

le port du masque par les personnes atteintes du SARS-CoV-2 mais ne présentant pas ou peu de symptômes permet de réduire fortement les risques de transmission du virus aux personnes avec qui elles entrent en contact
;

les masques doivent être portés systématiquement par tous dès lors que les règles de distanciation physique ne peuvent être garanties conformément à l’annexe 1 du décret du 29 octobre 2020 susvisé ;

les risques de transmission du virus sont amplifiés dans les zones créant une concentration de population, favorisant la promiscuité et rendant difficile le respect des règles de distanciation sociale ;

le respect des règles de distance dans les rapports interpersonnels est l’une des mesures les plus efficaces pour limiter la propagation du virus ;

eu égard à la propagation sur le territoire national de l’épidémie de covid-19, par décret n°2020-1257 du 14 octobre 2020 susvisé, l’état d’urgence sanitaire a été déclaré à compter du 17 octobre 2020 à 0 heure sur l’ensemble du territoire de la République ;

il convient par conséquent de prendre des mesures exceptionnelles mais proportionnées aux risques encourus et appropriées aux circonstances afin de prévenir et limiter les conséquences sanitaires du SARS-CoV-2 ; que le port du masque est de nature à limiter le risque de circulation du virus ;

compte tenu de la gravité de la situation locale, qui expose directement la vie humaine, il appartient à l’autorité de police compétente de prendre, en vue de sauvegarder la santé de la population, les dispositions adaptées, nécessaires et proportionnées de nature à prévenir ou à limiter les effets de l’épidémie de covid-19.