Billet d’humeur – Une crise qui ressemble à une vis sans fin…

Par Denis Philippe.

Il faut être parfois courageux pour s’aventurer en ville et affronter les obligations quotidiennes ou de ce qui est devenu tout simplement une… corvée. Il faut bien l’avouer, il n’y a plus guère de plaisir à aller faire ses courses et en cette période de soldes, le coeur n’y est pas  vraiment. Pour preuve, ce n’est pas la grande folie dans les magasins, même si l’appel des vitrines attise les curiosités.

Certes, l’attrait est là, mais l’envie de se faire plaisir est moindre… Pire, le moral est parfois à ras les chaussettes quelques semaines après l’effet des fêtes qui avait redonné une certaine motivation, un regain d’espoir. Mais c’est une replongée vers l’incertitude qui préoccupe aujourd’hui bien des esprits. Avec des lendemains laissant entrevoir de nouvelles restrictions. Des jours qui se rapprochent de manière inéluctable, une perspective que l’on ne peut ignorer et qui agace forcément.

Avec 23.000 cas de contamination encore recensés ce dernier vendredi, le spectre d’un 3ème confinement semble inévitable. C’est l’hypothèse la plus probable actuellement imaginée dans l’entourage du Premier Ministre et relayée par les médias nationaux. Si la date d’entrée en vigueur de ces nouvelles restrictions et leurs modalités restent à définir précisément, celles ci sont bien suspendues à deux facteurs essentiels : les résultats du couvre-feu à 18 h imposé au niveau national et la propagation du variant britannique, considéré comme le plus contagieux.

L’improbable n’est même plus écarté

Tout va se jouer d’ici 8 à 10 jours, laisse t-on entendre au sein de l’exécutif. C’est ainsi qu’un nouveau confinement pourrait être décidé à partir de la seconde semaine de février, si toutefois le couvre-feu traduit des effets positifs. Pour l’heure, le gouvernement fait donc le choix d’attendre quelques jours afin d’officialiser sa décision.

Néanmoins, si le couvre-feu n’apporte pas de bons résultats, le re-confinement pourrait être acté sans délai, très probablement d’ici la fin de la semaine du 25 au 30 janvier. Un re-confinement qui serait semblable à celui de novembre dernier, avec fermeture des commerces non essentiels et maintien en fonctionnement des établissements scolaires.

Mais un scénario plus pessimiste est aussi évoqué, si constat est fait d’une flambée des contaminations en lien avec le variant britannique. Dans ce cas, l’exécutif n’aurait pas d’autre choix de mettre en place un confinement strict, semblable à celui vécu au printemps 2020. Un véritable retour à la case départ auquel personne n’ose penser, mais qui cependant n’est plus tout à fait exclu, y compris par un exécutif véritablement sous tension et qui nous affirmait il n’y a pas si longtemps encore, qu’un tel recours demeurait… improbable !

D.P.