Michel Fourniret était-il lié à la mort d’Anaïs au col de Bussang ?

Anaïs Marcelli, domiciliée à Mulhouse, avait disparu le 14 janvier 1991 et plus de trois mois après, son corps avait été retrouvé le 21 avril 1991, au col de Bussang.

Depuis qu’elle a été relancée en 2015, l’enquête doit composer avec les souvenirs confus du grand-père de la victime, déjà soupçonné au début des faits. Il est le père adoptif de la mère d’Anaïs.

Il est apparu qu’il avait abusé de sa fille adoptive durant son adolescence. « Il a évidemment fait partie des pistes. Ses antécédents posent forcément question, mais rien n’a jamais été suffisant pour l’accrocher malgré des éléments très troublants » avait confié, au journal Le Parisien,  un enquêteur qui a suivi l’affaire.

Un autre élément pourrait faire avancer l’enquête : des analyses d’ADN retrouvé chez Michel Fourniret. Comme le révélait Le Parisien ici, 21 dossiers de meurtres ou disparitions de jeunes filles non élucidés sont en cours de rapprochement. Dont celui d’Anaïs Marcelli. La justice a rouvert le dossier en 2015 après un non-lieu en 1997.

Maître Thierry Moser, l’avocat du père d’Anaïs, espère que les investigations se poursuivront malgré la mort du tueur en série ce lundi 10 mai 2021 : « Je sais bien que Michel Fourniret est décédé, mais cela n’empêche pas les investigations de se dérouler. Supposons que les investigations en direction de Fourniret apportent quelque chose de concret à son encontre, il est évident que l’action publique est éteinte du fait de son décès. Mais à ce moment, il s’agirait de savoir s’il a agit avec une ou des complicités. Je pense notamment à Monique Olivier, son ex-épouse qui était sa complice très active« .

L’enjeu est de taille car « il s’agit de voir si cette piste peut prospérer ou non. Si les investigations génétiques venaient apporter des éléments contre Fourniret, le grand-père pourrait être dédouané« .