Saulxures-sur-Moselotte – Des anciens salariés d’Inrest Fiber s’insurgent contre leur ancien patron

« Le patron dit avoir injecté 1.200.000 euros. Si l’avait fait, nous ne serions pas dans cette situation » commence par relever Manuel De Sousa, au nom d’anciens salariés d’Inrest Fiber. Ceux-ci réagissent à la décision du 6 janvier 2022 de la chambre commerciale de la cour d’appel de Nancy de suspendre la liquidation judiciaire prononcée par le tribunal de commerce d’Epinal.

Ils rappellent l’historique du rachat : « achat le 1er avril 2020, exercice sur 18 mois, les deux premiers mois sans activité : pas de matière première, problème de maintenance pour la mise en route suite à un long arrêt d’activité entre Carora et Inrest Fiber et, en plus, le Covid. Les 5 derniers mois, l’activité a été arrêtée par l’inspecteur du travail pour manquement à la sécurité du personnel sur plusieurs postes de travail. Le patron parle du déchet d’une 1,5 tonne mais il faut savoir qu’il devait investir sur une machine pour le traitement de ses déchets et qu’ils ne sont pas perdus, car ils peuvent être traités en interne et ils ont de la valeur pour l’entreprise ».

Et les anciens salariés d’ajouter « le patron a bénéficié du chômage partiel suite au Covid. Alors même qu’il dit que le carnet de commande était plein, nous ne pouvions pas produire par manque de matière première et surtout d’argent depuis le début alors qu’il mentionne avoir injecté 1.200.000 d’euros ». C’est ainsi que « sur 18 mois, il y a environ 11 mois de production à 40 % de nos capacités par manque de matière première, voilà les vraies raisons ».

Selon Manuel De Sousa et ces anciens salariés, « durant les derniers mois, le patron ne payait pas l’URSSAF, la partie mutuelle, les transporteurs, des fournisseurs, le loyer du bâtiment, les salaires et même l’assurance du bâtiment ».

Sur la procédure devant le tribunal de commerce, les anciens salariés s’étonnent. « Le patron dit avoir été trahi, il avait un avocat et Mr F.B., directeur financier. Lors de la dernière audience, il y avait également une secrétaire pour le représenter pour la traduction. Donc, il disposait de deux de ses dirigeants en tant qu’interprètes. A aucun moment, il mentionne la secrétaire. De plus, s’il n’avait pas confiance, il fallait changer de personne pour le représenter ».

Pour conclure, ces anciens salariés estiment que « le patron n’a jamais fait le nécessaire financièrement et après il vient crier au scandale, le personnel travaillait comme des malpropres ».

Manuel De Sousa est lui aussi tombé de haut ce 6 janvier 2022 : « je ne comprends pas que la cour d’appel de Nancy puisse lui donner raison alors que le tribunal de commerce d’Epinal a fait son travail, lui a proposé plusieurs possibilités pour reprendre l’activité et il ne l’a pas fait, il ne trouvait jamais le temps pour la gestion de son entreprise mais là, il le trouve ».

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