Remiremont – Des étapes stratégiques pour la revitalisation du territoire

La cité des chanoinesses – tout comme Plombières-les-Bains et Le Val d’Ajol au niveau de la Communauté de Communes de la Porte des Vosges Méridionales (CCPVM) – a été retenue pour la réalisation de l’étude stratégique de revitalisation de son territoire dans le cadre du programme « Petites villes de demain ». Lundi soir, le conseil municipal a pu s’imprégner des enjeux de cette importante opération lancée en trois étapes et prenant en compte de multiples critères.

Un plan détaillé par deux interlocuteurs, avec en premier lieu l’intervention de Marion Chevalier, chargée de projet par la Ville et la CCPVM. Le projet « Petites villes de demain » s’inscrit dans un programme national afin d’accompagner les villes de moins de 20.000 habitants à se revitaliser et gagner en attractivité. L’objectif essentiel étant d’améliorer la qualité de vie, d’inciter à venir s’y installer ou d’y investir (entreprises), soit en quelques mots « enrichir et intensifier une dynamique sur le territoire », ainsi que l’a précisé la chargée de projet.

Des enjeux primordiaux pour le Remiremont de demain

Pour ce faire, il convient d’utiliser différents leviers s’appuyant sur l’économie, le commerce, le patrimoine, l’habitat, les espaces verts ou encore le lien social. Le programme «Petites villes de demain » constitue ainsi des étapes essentielles avec tout d’abord un diagnostic des structures du territoire, l’élaboration du scénario de revitalisation à diverses échelles, soit à court, moyen et long terme et l’ultime étape de programmation.

Le programme « Petites villes de demain » permet entre autres de bénéficier d’une aide de l’État, d’une aide en ingénierie, d’un accès facilité aux financements, mais encore d’un accès à un réseau de villes. Marion Chevalier a rappelé que la première étape a été marquée par la signature, en mai 2021, de la convention d’adhésion, tout en précisant que la prochaine grosse échéance se situera au mois de novembre 2022 avec les partenaires du territoire.

Il appartenait ensuite à Sébastien Yverneau, architecte urbaniste et chef de projet du cabinet In Situ de Nancy, de présenter la partie technique des opérations dites de terrain. « Remiremont est une ville porte, il s’agira d’aller voir tout ce qui peut être développé » a t-il commenté, tout en décortiquant les actions qui suivront Des enjeux qui s’étaleront ensuite sur plusieurs mois. L’architecte urbaniste a ensuite répondu aux questions, voire aux interrogations de plusieurs élus portant notamment sur le tourisme « 4 saisons » ou encore les friches industrielles.

Pour sa part, Jean Hingray s’est dit séduit de la présentation faite : « elle est de bon aloi, je dirais même qu’elle est chic et choc » a t-il traduit, tout en rappelant au passage le travail qui a été réalisé pour la ville de Rambervillers par ce même cabinet nancéien.

Jean-Benoît Tisserand, le maire de la ville, a pour sa part évoqué cette étude comme un nouveau pari pour le « Remiremont de demain, voire le Remiremont d’après-demain, car il faut le percevoir ainsi bien au-delà de 2026″.

Denis Philippe.