Lutter contre le décrochage : 1,3 million d’euros engagés par la Région pour 6 actions

Chaque année, un nombre important de jeunes décrochent socialement en Grand Est, plus de 5 700 d’entre eux seraient concernés. Une situation alarmante pointée par la dernière étude du CEREQ3 qui estime que deux étudiants sur dix mettent fin à leurs cursus sans obtenir de diplôme et 80 000 jeunes sortent du système scolaire sans certificat ni qualification en France.

1. Action RICOCHER.

Portée par l’organisme de formation Association Promotion Emploi Formation 57 (APEF57) et soutenue par les Universités de Lorraine et de Reims ChampagneArdenne.

200 jeunes en situation d’abandon dans le supérieur, épaulés en 2022.

Elle veut prévenir le décrochage et l’isolement des apprenants qui envisagent de quitter l’université. Leurs projets de formation et d’orientation professionnelle sont accompagnés pendant un semestre universitaire et leur statut d’étudiant conservé.

2. Action PRETS A BOSSER.

Portée par le Département des Vosges et soutenue par la Région.

300 Vosgiens ciblés.

Le but est de développer l’insertion professionnelle durable des jeunes au niveau de qualification faible, voire inexistant. L’enjeu est de remobiliser ce public grâce à un accompagnement personnalisé, de le préparer à l’accès à l’autonomie et de le mettre en relation avec les missions locales.

3. Action DYNAMO.

Portée par l’Association Aurore.

100 jeunes aubois de 16 à 25 ans concernés.

Fait partie intégrante du plan 1 jeune 1 solution, porté par l’Etat.

L’ambition est de détecter et de mobiliser les jeunes en rupture, très éloignés des dispositifs de droit commun. Un travail multipartenarial permet d’identifier, de rassembler et de maintenir les jeunes tout en sécurisant leur parcours. Ils peuvent ainsi accéder à l’offre de services proposée par les partenaires du projet. Une plateforme de soutien et d’appui aux décrocheurs de l’Aube et à l’aide sociale à l’enfance assure également un repérage des jeunes en besoin.

4. Action S’TEAM JEUNES.

Portée par l’association Avenir Jeunes Reims (elle regroupe un centre de formation et une entreprise d’insertion par l’activité économique).

72 jeunes en grande difficulté concernés.

Elle propose un accompagnement original, innovant et porteur d’espoir pour des jeunes du bassin rémois (jeunes des quartiers de la politique de la ville QPV ou placés sousmain de justice 4 ). Un projet pédagogique inclusif est mis en œuvre pour réactiver et remobiliser les jeunes publics décrocheurs vers l’emploi, l’alternance, la formation voire une réintégration dans un parcours scolaire ou d’études.

5. Action TRIALTERNANCE.

Portée par ALMEA, centre de formations interprofessionnel et porteur des Ecoles de la 2e chance en ChampagneArdenne.

Financée dans le cadre du partenariat avec le commissariat dédié à la lutte contre la pauvreté.

40 à 50 jeunes identifiés en 2022.

3 Le Centre d’études et de recherches sur les qualifications.

4 Les personnes placées sousmain de justice sont celles qui, à la suite d’une décision, sont incarcérées ou font l’objet d’une peine alternative à l’incarcération ou de mesures d’aménagement de peine.

Il s’agit là d’apporter une vision concrète des métiers à la portée des jeunes, notamment via la voie de l’alternance. La pédagogie du projet est adaptée pour capter et impliquer les jeunes en les rendant acteurs de leur formation, notamment au travers de la mobilité, la découverte du monde de l’entreprise.

6. Action LIVING LAB FORGE.

Portée par l’association des Petits Débrouillards du Grand Est.

En association avec les universités, les missions locales et les agglomérations de la Région.

75 bénéficiaires et 5 000 familles aidées.

L’objectif est de permettre à 75 jeunes de constituer 5 groupes sous le statut de stagiaires de la formation professionnelle. L’action se déroulera à travers un dispositif d’accompagnement et de formation collectif, sur les périmètres de Mulhouse Agglomération, Métropole du Grand Nancy, Forbach Porte de France, Ardenne Métropole et Communauté Urbaine du Grand Reims. Les 75 bénéficiaires projettent de sensibiliser 5 000 familles touchées par le décrochage de jeunes. Il s’agit d’anciens étudiants en situation de raccrochage ou en projet de réorientation. Ces jeunes auront pour mission de constituer un « living lab », ils devront être acteurs de la lutte contre le décrochage (quel qu’il soit).