Col de Bussang – L’enquête sur le meurtre d’Anaïs confiée à l’office central pour la répression des violences aux personnes

Anaïs Marcelli, une petite fille de 10 ans, domiciliée à Mulhouse, avait disparu le 14 janvier 1991 alors qu’elle revenait de l’école à son domicile. Plus de trois mois après, son corps avait été retrouvé le 21 avril 1991, au col de Bussang. L’enquête avait conclu à un décès par étouffement. Mais le crime reste, 31 ans plus tard, un cold case.

Depuis qu’elle a été relancée en 2015, l’enquête doit composer avec les souvenirs confus du grand-père de la victime, déjà soupçonné au début des faits. Il est le père adoptif de la mère d’Anaïs.

Il est apparu qu’il avait abusé de sa fille adoptive durant son adolescence. « Il a évidemment fait partie des pistes. Ses antécédents posent forcément question, mais rien n’a jamais été suffisant pour l’accrocher malgré des éléments très troublants » avait confié, au journal Le Parisien,  un enquêteur qui a suivi l’affaire.

A 87 ans et après deux AVC, il ne peut plus être entendu. Des soupçons ont également pesé sur plusieurs tireurs en série mais sans qu’aucune piste ne réussisse à aboutir.

Au tribunal de Mulhouse, le dossier est passé entre les mains de plusieurs juges d’instruction, c’est Adeline Midez qui en est en charge à ce jour. Mais cette dernière vient de prendre une mesure qui pourrait donner un nouvel élan à l’enquête.

En effet, elle a décidé de son dessaisissement et de le confier le dossier à l’office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) de la police judiciaire, basé à Nanterre. Nouvellement créée, cette juridiction est chargée de reprendre la main sur des crimes complexes et souvent anciens. Elle pourra reprendre certaines pistes de l’enquête ou réétudier des éléments du volumineux dossier.