Jean Pierrel, le prĂ©sident de l’ADEMAT-H (association pour la dĂ©fense de la maternitĂ© et de l’hĂ´pital) relaye le communiquĂ© de presse de la coordination nationale concernant la grève des internes. Il prĂ©cise que cette grève est soutenue par l’ADEMAT-H.
Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité.
Le 12 octobre 2022.
Assez de fausses solutions aux déserts médicaux
Dans quatre ans, les mĂ©decins en devenir que sont les internes seront ils moins capables qu’aujourd’hui ? La prolongation d’un an de l’internat de mĂ©decine gĂ©nĂ©rale n’a qu’un but : avoir de la main d’oeuvre Ă bon marchĂ© !
Accessoirement, le gouvernement veut faire croire qu’il s’occupe de cette question majeure : un mĂ©decin traitant pour tous les Français, alors que 6 millions n’en ont pas Ă ce jour.
Avec un trou d’un an dans la sortie de nouveaux mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes, la situation risque plutĂ´t de s’aggraver !
La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité soutient le mouvement revendicatif des internes.
Elle appelle le gouvernement Ă revenir sur cette proposition et Ă respecter les internes : nos futurs mĂ©decins ne doivent pas Ăªtre corvĂ©ables Ă merci.
Elle appelle les internes et toute la profession médicale à , loin des corporatismes, proposer des solutions pour le bien commun de la population.
La Coordination est disponible pour échanger.
Nul besoin d’une quatrième annĂ©e pour varier les lieux d’exercice des internes entre le CHU, le cabinet du mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste, l’hĂ´pital de proximitĂ©, l’EHPAD ou le centre de santĂ© …
Une rĂ©gulation de l’installation est nĂ©cessaire !
Une vraie politique ambitieuse serait de crĂ©er un service public de soins de proximitĂ© autour de centres de santĂ© non marchands. Des dĂ©partements, des rĂ©gions comme le Centre Val de Loire ou l’Occitanie ont choisi cette solution efficace et prometteuse. Le gouvernement doit prendre le relai pour assurer l’Ă©galitĂ© d’accès aux soins dans tout notre pays et mettre fin Ă la mise en concurrence des territoires.
Enfin, sauf Ă vouloir une situation pire dans dix ans, des moyens doivent Ăªtre donnĂ©s aux facultĂ©s pour former plus de mĂ©decins.
