Ce lundi 20 janvier, la préfète Vosges fait un point de la situation sur le loup, suite aux attaques de 2024 et 2025 sur la Plaine. Elle annonce qu’elle autorise un arrêté pour un tir de défense simple sur la parcelle attaquée.
En 2024, il y a eu 37 attaques imputées au loup, qui ont tué 102 ovins. Le loup passe apparemment des Vosges à la Haute-Marne. « 1 a beaucoup tué et peu mangé », constate Marc Colas, chef adjoint de l’OFB Vosges, un peu dérouté par ce comportement non conventionnel. « L’enquête a déterminé que le loup n’était pas exclu, mais on doit également prendre en compte un flux de prédateurs, dont les chiens errants ».
60 ovins vosgiens et 50 de Haute-Marne tués depuis janvier.
Depuis le 1er janvier 2025, on compte déjà une soixantaine de bêtes tuées dans des élevages de l’Ouest Vosgien et une cinquantaine juste de l’autre côté, en Haute-Marne. « Des chiffres élevés ! », commente la préfète. « Le loup recolonise l’ensemble du pays et la moitié des départements de France sont concernés par ses visites ».
S’équiper de protections
Elle recommande aux éleveurs de s’équiper de dispositifs de protection : « Il y a différents niveaux de protection, entre les filets électrifiés, les chiens Patou et le gardiennage. Ces mesures doivent être prises pour pouvoir déclencher les arrêtés, les aides et les indemnisations. La population de loups en France est estimée à un millier ».
L’OFB a observé des traces d’un loup à Saint-Nabord et d’un autre au Gazon du Faing, mais tous les 2 ont disparu brusquement. Un autre évolue en limite des Vosges et de la Haute-Marne, et c’est lui qui attaque en ce moment. Mais ils ne me semblent pas « installés » sur un secteur précis. « On a affaire à un loup solitaire, qui a un comportement erratique », confie Marc Colas, OFB, « ce qui rend difficile l’anticipation et la compréhension. De même qu’une estimation des populations ».
Des filets électrifiés pour parer l’urgence
La préfète insiste sur le fait que si l’éleveur n’est pas équipé, d peut bénéficier de prêt de filets
d’urgence électrifiés le temps d’acquérir ses propres protections Il semblerait que les
exploitations vraiment protégées ne soient plus attaquées. Les éleveurs peuvent s’adresser à la Direction départementale des Territoires. Pour la préfète, la difficulté est de trouver le bon
équilibre entre protéger les élevages et autoriser les tirs de défense en cas d’attaque.
2 meutes et des solitaires dans les Vosges ?
Dans le Massif des Vosges, l’observatoire du loup en s’appuyant sur des relevés de traces, compte 2 meutes dans le Massif (au Bonhomme et une plus au sud) et quelques loups dans la plaine des Vosges, mais il ne peut pas dire si ce sont des solitaires.
Bientôt un peu moins protégé ?
Lors de la convention de Berne, le conseil de l’Europe à déclassé le loup d’espèce « strictement protégées » à « protégée ». La modification devrait entrer en vigueur dans 3 mois, sauf si au moins un tiers des parties s’y oppose. La population des loups aurait doublé en Europe en 10 ans (20 300 individus en 2023).
