Réuni en assemblée générale, le comité régional de ski s’adapte au manque de neige

Estelle Schutz-Kozlik et Fabien Saguez.

Face à l’enneigement de plus en plus aléatoire, le comité de ski du massif vosgien marie résilience et créativité.

Pour la première fois depuis son élection à la présidence de la Fédération Française de Ski, Fabien Saguez a suivi en présentiel l’assemblée générale du comité du massif vosgien de ski, samedi à Corcieux. La présidente Estelle Schutz-Kozlik avait également plaisir à accueillir Jean-Paul Omeyer, secrétaire du CROSL, et trois représentants du Crédit Mutuel (Eric Bessège, David Marques et Francis Singler) qui a reconduit son partenariat pour trois nouvelles années.

Fabien Saguez a pu constater que comme les autres comités, y compris du massif alpin, les Vosges sont confrontées à la baisse des effectifs avec 7.000 licenciés en 2025. « Sans grande surprise, on l’avait intégré dans notre prévisionnel car on sortait d’une période hivernale très chaotique » note Estelle Schutz-Kozlik. « Il y a un changement dans les mentalités, les pratiquants veulent plus de diversité, l’engagement est différent, les clubs sont en train de se réinventer, on est dans la bonne marche ».

La réunion a permis de valider les modifications de la gouvernance sous forme d’une liste pluri-nominale et la réduction du nombre de membres tant au sein du comité directeur (de 24 à 15), tout en conservant les membres de droit, qu’au sein du bureau exécutif (9). Les deux budgets présentés ont été votés à l’unanimité, celui de la saison écoulée, encore à l’équilibre, et le prévisionnel du prochain hiver. En vigueur depuis 20 ans, la reconduction de la cotisation régionale, quoique discutée, a été votée à plus de 90 %.

Estelle Schutz-Kozlik est revenue sur « une année dense, parfois difficile, mais surtout porteuse de belles réussites et d’un formidable engagement collectif. La saison 2024-2025 a été marquée par d’excellents résultats, qui témoignent de la qualité de la formation vosgienne et de l’engagement de nos clubs et entraîneurs ». Plusieurs athlètes, Thibaut Favrot en alpin, Delphine Claudel et Léonie Perry en fond, Paula Botet et les frères Claude en biathlon, et l’exilé Clément Noël, s’illustrent en coupe du Monde, avec en point de mire les Jeux Olympiques de Milan-Cortina prévus dans six mois. Fierté de tout le massif, leurs performances sont également une source de motivation.

En termes de responsabilité sociétale, « nos engagements se sont traduits par des actions concrètes avec l’opération « Massif propre » dans nos stations, qui a mobilisé de nombreux clubs et licenciés, un webinaire sur les effets du changement climatique et le renforcement de notre démarche de responsabilité sociale des organismes. Ces initiatives prouvent que le ski vosgien n’est pas seulement un acteur sportif, mais aussi un acteur responsable de son territoire et de son avenir ».

L’enneigement de plus en plus fragile bouleverse l’organisation des compétitions et pèse sur les finances : « certaines disciplines sont particulièrement impactées mais la résilience et la créativité permettent de continuer à faire vivre le ski vosgien. C’est un exemple de courage et de passion ».

Le ski loisir continue de fonder l’ensemble des activités. « On ne naît pas champion : c’est grâce aux activités de loisir proposées dans nos clubs que chaque licencié peut trouver sa place, développer sa confiance en soi et bénéficier du bien-être et de la convivialité que procurent nos pratiques sportives ». A celà s’ajoutent des initiatives comme le ski-forme.

La nouvelle saison sera guidée par plusieurs priorités : prévention et intégrité (poursuite des actions de lutte contre les violences, avec l’objectif d’identifier un référent intégrité dans chaque département), responsabilité sociétale et environnementale (amplifier les engagements écologiques, notamment autour de l’adaptation au changement climatique), structuration interne (lancement d’un plan d’action suite à l’audit réalisé) et accompagnement des clubs (pour soutenir la diversification des activités et des événements face au manque d’enneigement et aux nouvelles attentes des licenciés).

D.J.