En dissimulant le visage, le masque déploie une infinité de pouvoirs fantastiques et nous invite à déchirer le voile du réel.
Il est devenu le symbole même du cinéma fantastique puisant aux sources de ses puissances antiques, mythiques et folkloriques.
Fatalité, essence du divin ou du diable, médiateur entre le visible et l’invisible, le masque dissimule, égare, terrifie, abolit l’individu autant qu’il est capable d’en révéler l’essence, la vérité, d’amplifier une vérité, et d’incarner notre humanité.
Alors que la pandémie mondiale du Covid faisait surgir le masque chirurgical universel dans notre quotidien, que les manifestations politiques autour du monde faisaient du masque du Joker un symbole politique, cet attribut du
fantastique entrait plus que jamais en collision avec notre réalité. Il était temps à Gérardmer d’explorer les rôles de cet instrument de terreur, de subversion ou de séduction, ce miroir exutoire de notre humanité qui questionne, exhorte, autant
qu’il terrifie et abolit.
Nul hasard si les plus grands cinéastes du fantastique de Georges Franju (Les yeux sans visage) à John Carpenter (Halloween), en passant par Mario Bava (Le Masque du démon), Wes Craven (Scream), Tobe Hooper (Massacre à la
tronçonneuse) ou Brian de Palma (Phantom of the Paradise) ont fait du masque l’icône d’un genre.
Cette annĂ©e, la peur s’invite un jour de plus Ă GĂ©rardmer !
Rendez-vous du 27 janvier au 1er février 2026 pour 6 jours de terreur qui vous tiendront en haleine.


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