Lignes de proximité : la Région fait le choix de la gestion et de la responsabilité

Après quarante années de sous-investissement et de dégradation progressive du réseau, la Région Grand Est engage une révolution ferroviaire. Avec la création de la Société Publique Locale Grand Est Infrastructures (SPLi), la Région reprend la main sur la gestion, la rénovation et la modernisation de ses lignes d’intérêt régional. Un acte fort de responsabilité publique et d’efficacité territoriale.

 Un patrimoine ferroviaire à préserver

Avec ses 3 685 kilomètres de voies, le réseau ferroviaire du Grand Est constitue un atout stratégique pour la mobilité et l’aménagement du territoire. Mais une partie de ce réseau, notamment les 840 kilomètres de lignes de desserte fine du territoire (LDFT), a vieilli : certains tronçons dépassent aujourd’hui les 70 ans d’exploitation, bien au-delà des standards européens.

Face à cette situation, la Région a choisi d’agir sans attendre et engage un vaste programme de régénération pour redonner fiabilité, performance et avenir à ce patrimoine essentiel.

Dans le prolongement du protocole de Girancourt, signé en 2020 avec l’Etat et SNCF Réseau, la Région devient progressivement propriétaire des lignes de desserte fine du territoire et des lignes capillaires fret. Ce transfert historique marque une étape décisive : il met fin à un modèle trop centralisé et ouvre la voie à une gouvernance de proximité, plus réactive et mieux adaptée aux réalités régionales.

« Nous n’attendons plus que d’autres décident pour nous. La Région reprend en main son avenir ferroviaire. Ce choix, c’est celui de l’efficacité, de la proximité et de la volonté politique », souligne Franck Leroy, Président de la Région Grand Est.

Une Société Publique Locale pour construire l’avenir

Entièrement détenue par des acteurs publics, la SPL Grand Est Infrastructures devient le bras opérationnel de la régénération ferroviaire régionale. Sa mission : concevoir, financer, entretenir et moderniser les infrastructures et les sites de maintenance associés.

Cette nouvelle organisation permettra à la Région d’accélérer les travaux de régénération, optimiser les coûts et les délais d’intervention, encourager l’innovation dans la maintenance, la gestion et les modes de financement.

Plus d’un milliard d’euros d’investissement pour les 50 prochaines années

D’ici 2036, la Région mobilisera 1,145 milliard d’euros pour régénérer durablement les infrastructures, construire quatre ateliers de maintenance et garantir la pérennité du réseau à horizon 2075. Un effort sans équivalent depuis la création des TER !

Ce plan permettra d’atteindre un taux de disponibilité supérieur à 95 %, d’améliorer la qualité du service pour les usagers et de préparer l’ouverture à la concurrence ferroviaire dans des conditions exemplaires.

Le montage retenu – un contrat de concession « in-house » – garantit une maîtrise publique totale, tout en donnant à la SPLi la souplesse nécessaire pour agir efficacement. Aucune part de capital privé : le rail du Grand Est reste et restera un bien public. Le financement s’appuiera sur un partenariat équilibré entre la Région, la SPLi, les exploitants ferroviaires, les établissements bancaires publics et les institutions européennes.