Depuis 6 ans, le petit village de Ferdrupt abrite un éleveur de chèvres de race Lorraine au 21 route du Grebiay. C’est à cet endroit que Jérémy Laurent exploite la Ferme de Feuginpré après avoir œuvré durant quelques années dans le domaine des espaces verts.
Jérémy Laurent élève donc actuellement quatorze chèvres de race Lorraine et transforme leur lait en fromage sur une période allant de mars à novembre en fonction des conditions météorologiques.
Des fromages spéciaux
Jérémy laisse ses chèvres pâturer sur de grandes étendues de terrain. Elles sont déplacées suivant les saisons pour laisser à la végétation le temps de repousser et pour aller chercher ailleurs l’herbe nécessaire à la nourriture ; c’est ce qui s’appelle le principe de l’élevage pastoral. L’éleveur récupère en moyenne dix litres de lait par jour qu’il transforme en fromage suivant des recettes qu’il a inventées et qui plaisent à sa clientèle. Ce sont des cœurs de myrtilles, des cœurs de miel avec nappage aux noix et des buchettes nature ou cendrées. Des noms qui en disent long sur l’originalité de ces produits.
Le cœur de myrtilles et le cœur de miel sont obtenus après un affinage de trois jours, soit avec de la confiture de brimbelles soit avec du miel assez épais.
Les buchettes nature ou cendrées demandent quinze jours d’affinage pour arriver à un résultat crémeux et assez typé.
De la chèvre à la vache
En hiver, la lactation des caprins n’est pas assez importante pour la production de fromage. C’est pourquoi Jérémy se tourne alors vers la fabrication de fromage au lait de vache qui achète à une autre exploitation agricole du secteur.
Jérémy transforme ce lait de manière artisanale traditionnelle, à l’ancienne, avec un chaudron en cuivre et de l’affinage sur des planches d’épicéa. C’est de cette manière que sont créés de la raclette vosgienne, des tommettes fumées ou encore le Rupt’Bloch à base de reblochon.
La raclette pour être se bonne qualité demande deux mois d’affinage ; ce fromage peut-être dégusté aussi bien chaud que froid.
Les tommettes fumées d’un diamètre de 11 centimètres est obtenu sur le principe du fromage à froid sur une combustion au bois de hêtre et un affinage de trois semaines.
Toujours à la recherche de nouvelles créations, Jérémy vient de débuter la production d’un autre nouveau fromage, le 1.363, en référence à la hauteur de plus haut sommet du Massif Vosgien, à savoir le Hohneck. Après trois mois d’affinage, le fromager obtient au bout de trois mois d’affinage un fromage à base de pâte pressée cuite et à la saveur fruitée.
Jérémy est aussi l’inventeur sur les Hautes-Vosges du « Petit Lorrain » qui est obtenu grâce à deux produits locaux – le munster et l’eau-de-vie de mirabelle. Ce fromage est à base de munster blanc affinés à l’eau de vie de mirabelle, en remplacement de l’eau, pendant cinq semaines afin d’obtenir un résultat à la saveur fruitée et sucrée mais sans le goût de l’alcool. Un produit innovant qui, a déjà conquis la clientèle de la Ferme de Feuginpré qui va bientôt se développer avec la création prochaine d’un magasin de vente sur place.
Pour le moment les fromages de la Ferme du Feuginpré sont en vente à Ferdrupt au magasin « La Montagne Gourmande », à « La Croisée des Saveurs » au Syndicat, au « Panier de Louis » à Dommartin-lès-Remiremont et dans de nombreux commerces de vente de fromages à La Bresse et à Gérardmer.

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