TGV Grand Est : Daniel Gremillet obtient l’inscription dans la loi d’une garantie ferme pour le maintien des dessertes vers Épinal, Saint-Dié-des-Vosges et Remiremont.
Ce jeudi 16 avril 2026, au Sénat, Daniel Gremillet a fait voter à l’unanimité des voix, un amendement visant à garantir de manière forte, dans la loi, le maintien et la qualité des dessertes à grande vitesse, en particulier celles qui circulent sur les axes Nancy–Épinal–Remiremont et Nancy–Saint-Dié-des-Vosges. Il a présenté cette disposition dans le cadre de l’examen du projet de loi-cadre relatif aux transports.
Concrètement, l’amendement porté par Daniel Gremillet inscrit noir sur blanc dans la loi les obligations du gestionnaire d’infrastructure, SNCF Réseau : garantir le maintien des dessertes TGV indispensables à l’égalité d’accès aux transports et à l’aménagement du territoire.
Le texte impose également à SNCF Réseau de veiller à ce qu’aucune décision – qu’il s’agisse de l’attribution des sillons, de travaux ou d’évolutions de l’offre – ne dégrade significativement les dessertes structurantes, que ce soit en fréquence, en temps de trajet, en régularité ou en accessibilité.
Enfin, il rappelle que la réalisation de la LGV Est a été rendue possible grâce à un engagement financier majeur et décisif des collectivités territoriales. Un investissement qui fonde aujourd’hui une exigence claire : garantir durablement la continuité et la qualité des dessertes pour les territoires contributeurs.
« Il faut être très clair : sans l’engagement des collectivités, le TGV Est n’existerait pas. La réalisation de la LGV Est européenne, mise en fonction en juin 2007 et qui assure l’irrigation de près de 17 villes dans nos territoires du Grand Est, a été permise, à l’époque, par la participation financière à hauteur de près de 2 milliards d’euros, de 16 collectivités territoriales. Il est absolument essentiel de sceller dans le marbre les engagements historiques passés garantissant une
desserte ferroviaire performante, continue et équitable entre les territoires. Mon amendement met fin à toute
ambiguïté : les engagements pris envers nos territoires doivent être respectés, et les dessertes préservées, en
particulier toutes celles qui desservent les Vosges, jusqu’à Epinal, Remiremont et Saint-Dié-des-Vosges » a-t-il souligné.
En amont de l’examen de cette proposition au Sénat, le Sénateur des Vosges a également directement interpellé le ministre des transports, Philippe Tabarot, pour lui rappeler ces investissements historiques des collectivités du Grand Est et la nécessité de maintenir les dessertes TGV actuelles.
En réponse, le ministre a pris un engagement significatif lors des débats en séance publique : « Je serai, en lien avec l’opérateur historique, particulièrement attentif à la desserte de votre département, au regard de cette histoire et des besoins de desserte ». Le Ministre a aussi reconnu que le soutien décisif à l’époque des collectivités à la LGV Est justifiait aujourd’hui le respect des engagements pris.
Le texte doit encore être examiné par les députés.
Pour revoir cette séance : https://videos.senat.fr/video.5799346_69e090f99237e.seance-publique-du-16-avril-2026matin?timecode=3800000
