Mort de Bryan Muller : la piste de la noyade accidentelle retenue par les autorités judiciaires

Ce lundi matin, le procureur Frédéric Nahon, faisait un point sur l’enquête liée à la disparition du jeune Bryan Mulller. Le corps sans vie retrouvé dans le Madon le vendredi 17 avril 2026 à 18 heures 00 est bien le sien. L’autopsie n’a révélé aucun signe d’intervention d’un tiers, aucune blessure ni fracture, aucune trace de violences, c’est donc l’hypothèse de la noyade accidentelle qui est retenue.

 On recherchait activement ce jeune homme de Rambervillers, 21 ans, qui avait disparu dans la nuit du 3 au 4 avril 2026 après une soirée en discothèque à Légéville-et-Bonfays.

Le corps découvert est bien celui de Bryan Muller

« Le corps a été découvert le 17 avril à 500 mètres en aval de la discothèque, sur un lieu qui avait pourtant été exploré par les plongeurs et les équipes de recherche dès le 5 avril sans résultats. Mais le niveau du Madon a baissé de 50 centimètres. Le corps n’était pas ligoté », précise-t-il d’emblée.

 Le corps est resté immergé une dizaine de jours

« L’autopsie a révélé qu’il était fortement alcoolisé avec 2,38 grammes d’alcool dans le sang ». Elle a aussi décelé la présence de liquide dans les poumons, confirmant ainsi une mort par noyade. « L’état du corps indique qu’il serait resté immergé pendant une dizaine de jours avant sa découverte. Les scientifiques pensent qu’un corps reste immergé 5 jours avant de refaire surface ».

 De l’eau dans les poumons

« Là, les conditions auraient prolongé l’immersion jusque 10 jours avant la découverte, ce qui est compatible avec les délais de sa disparition, poursuit le procureur. Des analyses sont en cours pour savoir si l’eau retrouvée dans les poumons est bien celle du Madon ».

L’enquête confiée à la brigade de Neufchâteau

L’enquête a été confiée à la brigade de gendarmerie de Neufchâteau et la section de recherche de Nancy pour retracer le parcours du jeune homme. Celui-ci avait été sorti 10 minutes avant la fermeture de la discothèque. « Dès que nous avons appris sa disparition, nous avons mobilisé des moyens humains et matériel importants ». 

« Beaucoup de faux messages nous ont fait perdre du temps »

« La brigade fluviale, un drone, notre chien pisteur mais aussi le Saint Hubert capable de retrouver des pistes 24 à 48 heures après la disparition, détaille-t-il. L’ensemble des pistes a été envisagée, mais de faux messages nous ont fait perdre beaucoup de temps en vérification », souligne le Colonel Moura, qui en appelle à la responsabilité des citoyens.

Une enquête dans l’enquête

Aujourd’hui, la piste de la noyade accidentelle est retenue par la justice, mais il reste à gérer les « affaires dans l’affaire ». Le gérant de la discothèque a reçu des menaces de mort et les enquêteurs ont ouvert une enquête dans l’enquête.

Brigitte Boulay

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