Le marché de l’emploi vosgien montre des signes d’amélioration, mais la situation demeure contrastée selon les territoires, a révélé Blaise Goutray, le préfet des Vosges, lors d’un point presse en préfecture. Avec un taux de chômage de 8,1 %, les Vosges restent au-dessus de la moyenne régionale du Grand Est (7,5 %) et du niveau national (7,7 %).
Les disparités sont particulièrement marquées entre les différents bassins d’emploi. Si le bassin de Remiremont affiche un taux de chômage relativement contenu à 6,5 %, celui d’Épinal atteint 7,9 %. La situation est plus préoccupante encore dans le bassin de Saint-Dié-des-Vosges, où le taux de chômage s’élève à 10,2 %.
Malgré ces écarts, le nombre de demandeurs d’emploi est en diminution. Pour accompagner cette évolution, les services de l’État et les acteurs locaux misent sur la formation professionnelle. L’objectif est d’identifier les potentialités propres à chaque territoire afin de proposer des parcours adaptés aux besoins des entreprises et aux profils des demandeurs d’emploi. « Nous essayons de faire du sur-mesure », résument les responsables de l’accompagnement à l’emploi.
Un effort particulier est également consacré à l’insertion professionnelle des bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA). Dans le département, près de 30 000 personnes sont concernées par ce dispositif. Les premiers résultats du RSA sous conditions d’accompagnement apparaissent encourageants, avec un taux de retour à l’emploi estimé à 30 %.
Pour autant, la conjoncture économique reste difficile pour de nombreuses entreprises vosgiennes. En 2025, plus de 400 licenciements économiques ont été enregistrés dans le département. Depuis le début de l’année 2026, 146 licenciements économiques ont déjà été recensés.
Face à ces difficultés, l’État poursuit son soutien à l’économie locale. Une enveloppe de 700 000 euros a ainsi été mobilisée pour favoriser le développement de l’emploi dans les Vosges. Par ailleurs, les entreprises ont eu recours à près de 90 000 heures d’activité partielle en 2025, signe des tensions persistantes qui pèsent encore sur certains secteurs.
Si les indicateurs montrent une amélioration progressive du marché du travail, les acteurs économiques et institutionnels s’accordent à dire que la formation, l’accompagnement personnalisé et le soutien aux entreprises demeurent les leviers essentiels pour consolider cette dynamique.
