Remiremont – L’ADEMAT salue l’ouverture de l’unité de soins palliatifs mais ses inquiétudes demeurent

L’inauguration de la nouvelle unité d’hospitalisation de soins palliatifs du Centre hospitalier de Remiremont constitue une avancée importante pour l’offre de soins sur le territoire. Une réalisation saluée par l’association Ademat-H, qui y voit la preuve que la mobilisation citoyenne en faveur de l’hôpital public peut porter ses fruits.

Dans un communiqué diffusé à l’occasion de cette ouverture, l’association rappelle que l’annonce de la création de cette unité était intervenue quelques jours avant la manifestation organisée le 13 octobre 2024 contre le Projet Médico-Soignant Partagé (PMSP), également contesté par le Conseil de surveillance de l’établissement.

Pour Ademat-H, cette nouvelle structure démontre que « l’obstination de la population et de ses élus à refuser le démantèlement de cet hôpital peut être entendue ». Toutefois, l’association estime que cette avancée ne doit pas masquer les difficultés persistantes auxquelles est confronté l’établissement.

Des services fragilisés

L’association cite plusieurs exemples illustrant, selon elle, la dégradation progressive de l’offre de soins locale. Elle évoque notamment la fermeture de la pédiatrie le week-end depuis le 1er juin 2026, dans le cadre d’une réorganisation en hospitalisation de semaine.

Autre sujet de préoccupation : les urgences de nuit, fermées depuis le 1er janvier 2024. Une situation qui dure depuis plus de deux ans et demi et continue d’alimenter les inquiétudes de la population.

Enfin, Ademat-H dénonce la suppression annoncée à l’automne 2026 des 18 lits du Service Médical de Réadaptation (SMR) de l’hôpital du Thillot, alors même que l’autorisation de fonctionnement du service venait d’être renouvelée.

Poursuivre la mobilisation

Face à ces évolutions, l’association appelle habitants et élus à maintenir leur mobilisation pour défendre un « hôpital de plein exercice » à Remiremont. Elle souligne l’importance de cet établissement pour un bassin de vie d’environ 120 000 habitants, incluant le nord de la Haute-Saône.

Parmi ses revendications figurent également un renforcement du financement de la Sécurité sociale, la formation d’un plus grand nombre de médecins et de professionnels de santé, ainsi qu’une réduction des écarts de rémunération et de conditions de travail entre praticiens hospitaliers et professionnels libéraux.

« Nous voulons un hôpital pour vivre » résume le président Jean Pierrel, qui entend poursuivre son action en faveur du maintien et du développement des services hospitaliers de proximité.

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