Le maire d’Essegney, Emmanuel Gaboraud, a été la cible de menaces de mort par SMS le 31 août 2026. Dès le signalement des faits, les services de l’État, la justice et la gendarmerie se sont mobilisés. Un suspect a été interpellé et placé en garde à vue le lendemain.
Une affaire prise très au sérieux par les autorités. Le 31 août 2026, Emmanuel Gaboraud, maire d’Essegney, a reçu des menaces de mort par SMS.
Dès le signalement des faits, une plainte a été déposée. Le dossier a été pris en charge en priorité par les services enquêteurs et le parquet d’Épinal a saisi la brigade de recherches de la gendarmerie de Remiremont afin de mener les investigations.
Des mesures de protection immédiates
Face à la gravité des menaces, les services de l’État et la gendarmerie nationale se sont rapidement mobilisés. En coordination avec la préfecture des Vosges, des mesures de sécurisation ont été mises en place afin d’assurer la protection du maire et de sa famille.
La présence des gendarmes a notamment été renforcée dans la commune. Parallèlement, les dispositifs de protection et d’accompagnement relevant du Centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus (CALAE) ont été activés dès le jour même.
Créé en 2023 et placé auprès de la direction générale de la Gendarmerie nationale, le CALAE accompagne les élus victimes de menaces, de violences ou d’autres atteintes dans l’exercice de leur mandat.
Un suspect placé en garde à vue
Les investigations ont rapidement permis une interpellation. Le mardi 1er septembre, dans l’après-midi, un suspect a été interpellé puis placé en garde à vue.
Il est soupçonné de faits de « menace de commettre un crime ou un délit contre les personnes proférée à l’encontre d’une personne investie d’un mandat électif public ».
Le préfet des Vosges, Blaise Gourtay, et le procureur de la République près le tribunal judiciaire d’Épinal, Frédéric Nahon, ont condamné « avec la plus grande fermeté » les menaces adressées au maire d’Essegney.
Les deux représentants de l’État et de la justice ont également apporté leur soutien à Emmanuel Gaboraud ainsi qu’à sa famille.
« Aucune intimidation ne doit être tolérée »
Dans leur communication, les autorités rappellent que les menaces contre un élu constituent une atteinte grave à celles et ceux qui exercent un mandat public.
« Menacer un élu dans l’exercice de son mandat constitue une atteinte grave à celles et ceux qui font vivre la République au quotidien », soulignent les services de l’État.
L’État assure rester pleinement mobilisé aux côtés des élus vosgiens afin de garantir leur sécurité et de leur permettre d’exercer leur mandat dans des conditions sereines.
