Dimanche 27 septembre 2026, les élections sénatoriales renouvelleront la moitié du Sénat. Dans les Vosges, deux sièges sont à pourvoir. Sept candidats sont officiellement enregistrés pour ce scrutin dans le département.
Souvent moins connues du grand public que les élections municipales, législatives ou présidentielle, les sénatoriales présentent pourtant plusieurs particularités. Mode de scrutin, grands électeurs, obligation de vote ou encore âge minimum pour être candidat : voici cinq choses à savoir avant ce rendez-vous électoral.
1. Les sénateurs ne sont pas élus directement par les citoyens
Contrairement aux députés, les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect. Ce sont les « grands électeurs » qui sont appelés à voter.
Le collège électoral est composé notamment des sénateurs, des députés, des conseillers régionaux et départementaux ainsi que des délégués des conseils municipaux. Ces derniers représentent environ 95 % du collège électoral, ce qui explique l’importance du poids des élus municipaux dans ce scrutin. À l’échelle nationale, environ 172 600 grands électeurs participent au renouvellement de 2026.
Ce mode d’élection correspond à la fonction particulière du Sénat, qui représente notamment les collectivités territoriales au Parlement.
2. Dans les Vosges, le scrutin sera majoritaire
Tous les départements n’élisent pas leurs sénateurs selon les mêmes règles.
Lorsque un ou deux sièges sont à pourvoir, l’élection se déroule au scrutin majoritaire à deux tours. C’est le cas dans les Vosges, où deux sièges sont à renouveler.
Dans les départements où trois sénateurs ou davantage sont élus, le scrutin se déroule à la représentation proportionnelle, avec des listes de candidats. Pour 2026, 119 des 178 sièges renouvelés le seront à la proportionnelle, tandis que 59 seront attribués au scrutin majoritaire.
Dans les Vosges, sept candidatures ont été publiées pour le premier tour : Roxane Baptiste, Sandra Blaise, Pierre François, Daniel Gremillet, Jean Hingray, Claude Nedelec et Julie Xicola. Les nuances publiées par le ministère sont susceptibles d’évoluer jusqu’à l’expiration des délais de recours.
3. Deux tours peuvent avoir lieu le même jour
Autre particularité du scrutin majoritaire : lorsqu’un second tour est nécessaire, il se déroule le même jour que le premier.
Le premier tour a lieu le matin. Si les conditions nécessaires pour être élu ne sont pas réunies, les grands électeurs sont appelés à voter de nouveau dans l’après-midi.
Le calendrier est donc particulièrement resserré pour les candidats comme pour les électeurs.
4. Pour les grands électeurs, voter est obligatoire
Les sénatoriales sont particulières sur un autre point : le vote des grands électeurs est obligatoire.
Un grand électeur qui ne participe pas au scrutin sans motif légitime peut être sanctionné d’une amende. En cas d’empêchement, les règles prévoient notamment la possibilité de se faire remplacer dans les conditions prévues par le code électoral.
Cette obligation vise à assurer la participation effective du collège chargé d’élire les représentants des collectivités territoriales au Sénat.
5. Il faut avoir au moins 24 ans pour être sénateur
L’âge minimum pour être candidat à une élection sénatoriale est fixé à 24 ans. Le candidat doit également être de nationalité française et jouir de ses droits civiques, sous réserve des autres conditions d’éligibilité prévues par la loi.
L’âge minimum a été abaissé de 30 à 24 ans par la réforme de 2011.
Quel est le rôle d’un sénateur ?
Les sénateurs siègent au Parlement aux côtés des députés. Ils participent à l’élaboration et au vote des lois, contrôlent l’action du Gouvernement et contribuent à l’évaluation des politiques publiques. Leur mandat dure six ans et le Sénat est renouvelé par moitié tous les trois ans.
Le renouvellement du 27 septembre concerne 178 des 348 sièges du Sénat. Il porte sur la série 2, qui comprend notamment les Vosges. Les nouveaux sénateurs entreront officiellement en fonction le 1er octobre 2026.
Dans les Vosges, les grands électeurs auront donc la responsabilité de désigner les deux futurs sénateurs du département, au terme d’un scrutin dont les règles diffèrent sensiblement de celles des autres grandes élections nationales.
